D'un feu bref le jour s'éteint, épuisé d'images.

Guettant les gestes de l'hiver, un vent manouche frissonne encore parmi la lente

déclinaison des aulnes, les caducées du givre, emportant nos derniers oiseaux vers

la mer.

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Dans l'âtre le bois se consume. Ta main douce et chaude tremble lentement dans la

mienne, tandis que nous regardons l'arbre se faire nuit, le drame du ciel et de la terre

recommencer.

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Braconniers de tendresse nous inventons nos légendes à venir, la sève des heures

transparentes, les saisons de toujours. Nos baisers nus résonnent encore en nous comme

des gouttes de lumière.Très douce. Et c'est, entre les boisseaux du silence grégorien, qui,

simplement, s'installe, comme une voix chère qui s'éteint, à la façon d'une étoile dans le

  cœur souple de la nuit...
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JEAN-FRANÇOIS ROGER
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RAPHAELLE_ZECCHIERO

Oeuvre Raphaëlle Zecchiero

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