Ma toute belle

mon amour aux seins de miel

à la croupe moissonnière

ô reine de saba

parfumée d’anis

et de safran

c’est avec toi que je veux vieillir

toi qui as su dénombrer les étoiles

déroutant mon dessin

en sa galaxie entravée

 

Je t’aime autant que le fou

craint son ombre c’est pourquoi

je t’appréhenderai pour rire

cachée derrière les arbres

et tu feras reluire mes paroles

que l’écho déjà malmène

au large de tes collines.

 

J’aime t’aimer

dans la pensée sauvage

de tes seins reposant

sur la fébrile nappe

de mes mains

 

Sois heureuse

de ce peu de mots en ta bouche

femme de toute peine

le feu entre tes bras couve

les certitudes qui font gagner le large

au moindre mouvement du verbe

battant mesure en nos sangs réunis.

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ALEXANDRE VOISARD

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