jeudi 4 novembre 2010

LA DOULEUR DU MONDE

"C'est toute la douleur du monde     qui est venu s'asseoir à ma table     et pouvais-je lui dire :non ?         Je m'étais fait si petit     une petite chenille et j'ai éteint la lampe.     -mais pouvais-je savoir qu'elle mûrissait dedans     et pouvais-je m'empêcher qu'elle sortit un jour,     une chanson entre ses ailes?         J'ai dit à la douleur du monde     qui s'est couchée sous mon ventre:  ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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jeudi 4 novembre 2010

POESIE...

Toute poésie est avant tout une voix, et celle-ci plus particulièrement.Elle est un appel qui retentit longuement dans la nuit,et qui entraîne peu à peu l’esprit vers une source cachée, en ce point du désert de l’âme où,ayant tout perdu, du même coup on a tout retrouvé.Poésie intérieure, qui tend au silence, mais silence peuplé de mille voix sans timbre,les voix des devenirs qui s'achèvent dans l'être vivant que nous sommes, en l'instant précis où nous nous éprouvons comme un être unique et prédestiné dans la chaine des êtres.Mais... [Lire la suite]
jeudi 4 novembre 2010

LA PAROLE

Rien n’est éphémère, ni la douleur ni le plaisir.Nous courrons d’une porte à un arbre solitaire,d’un pont à une grotte gardienne du temps.Chaque regard est une découverte achevée.La pluie est le soleil que dissimulent certains nuages.Notre parole est un cri irrévocable dans le néant.Nous écrivons un nom, celui de quelqu’un que nous ne connaissons pas.Nous prions dans le temple déserté de l’oubli,et rêvons de Dieu enchaîné à sa douleur.Nous sommes des pèlerins sans foi au milieu du désertet nous nous endormons sur le sable blanc en... [Lire la suite]
jeudi 4 novembre 2010

LES FOUS

Ça ne nous va pas, nous les fous, d’avoir un nom.Les autres êtresportent leurs noms comme des habits neufs,les balbutient pour fonder des amitiéset les font imprimer sur des petits cartons blancsqui passent ensuite de main en mainavec cette gaieté des chose simples.Ah ! la gaieté qui montrent les Alfred, les Antoine,les pauvres Jean et les Serges sombres,les Alexandre au parfum de mer !Tous ils déploient du fond de leur gorge qui chanteleurs nom enviables comme de bannières de guerre,leurs noms qui restent, qui résonneront sur la... [Lire la suite]
jeudi 4 novembre 2010

L'ESQUIF D'OR...Extrait

Cet après-midi là me vient à l'esprit. La pluie tombante s'épuisait detemps en temps, puis une brusque rafale la ranimait à nouveau. Ilfaisait sombre dans la chambre et ce temps ne donnait pas envie detravailler. Je pris mon instrument et commençais à jouer un air en râgaMallâr - un chant de la saison des pluies. De la pièce d'à côté ellevint jusqu'à ma porte puis repartit. Peu après elle revint et restadevant la chambre. Enfin elle entra lentement et s'assit. Elle avaitentre les mains un ouvrage de couture - la tête penchée, elle se... [Lire la suite]
jeudi 4 novembre 2010

SAINTETE JE MARCHE VERS TOI

A Pauline   Le jour se lève. Je marche. Mon corps porte les traces séchées du continent européen. Ses peuples se dressent dans mes jambes. Les innombrables mains retournées à la terre courent sur mes épaules, me soutiennent, espèrent que je conduise les élans qu'elles me donnent vers la certitude. Je marche. Je parle l'ancien français. Je parle le latin. Ma langue sait le grec. Me voici traversé par la Loire. Me voici traversé par le Rhône. Par le Tigre et l'Euphrate et le Nil. Je marche. Ma mémoire se baigne dans... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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