Une mer prête pour nous
Laisse ton corps en sang
applaudir pour l'automne amer des cloches.
Les déserts s'élargiront bientôt
quand l'espace aura assailli tes pas,
J'en ai fini de m'éprendre et de ma passion pour les vivants
J'ai vidé mon explosion de tes victimes
et me suis adossé à un mur croulant dans la rue du séisme.
J'assemble mon visage pour ta mort
prends tes restes
fais de moi un bras en présence des ruines
(…)

Ô seigneur de l'existence transformée
Ô seigneur des charbons ardents
Ô seigneur du flambeau
que la révolution est large
que le voyage est étroit
que l'idée est grande
que l'état est petit
.

MAHMOUD  DARWICH


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