Juste un an passe

fut – un été qui ignorait la perte
partout adouci par l’amour
des gens proches des champs –

particularisé, à croire, pour sa race ! –

la vie se mesurait
à cette seule continuité
d’un temps – devenu soi comme le sang le souffle –

à cette seule continuité – exigée pour que sur nos visages
des simples mots
paraissent les paupières transparentes
qui s’illuminent –

d’un invisible mouvement des larmes

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GUENNADI AÏGUI

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Oeuvre Julien Dupré