Avenue Habib Bourguiba. Hier, sous le couvre-feu, un homme sort dans la rue. Il lance un de ces cris intraduisibles qu’on n’oublie jamais. J'essaie de  le traduire tel quel pour lui dire mon amitié.

Jalel El Gharbi

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Personne ne nous l’a donnée
Nous l’avons arrachée notre liberté
Le peuple tunisien a arraché sa liberté
Le peuple tunisien s’est payé sa liberté
Vive le grand peuple tunisien
Vive la grande Tunisie
Vive la Tunisie libre
Vive la grande Tunisie
Hommes libres de Tunisie
Vous voilà affranchis
Il n’y a plus de criminel du nom de Ben Ali
Ce criminel de Ben Ali a pris la fuite
Ce chien de Ben Ali
N’ayez plus peur de personne
Redressez la tête
Nous nous sommes libérés
Le peuple tunisien est libre
Le peuple tunisien est éternel
Ce grand peuple tunisien
Vous Tunisiens exilés
Vous Tunisiens détenus en prison
Vous Tunisiens torturés
Vous Tunisiens opprimés
Vous Tunisiens persécutés
Vous Tunisiens spoliés
Respirez la liberté
Le peuple Tunisien nous a offert la Liberté
Vive le peuple tunisien
Vive la grande Tunisien
Ben Ali a fui le peuple tunisien
Ce meurtrier de Ben Ali a sévi et il est parti
(Inaudible)
Oh mon bon peuple
Oh mon doux peuple
Nous voilà affranchis
Grâce aux martyrs tunisiens
Grâce à chaque goutte de sang versée hier et aujourd’hui
La Tunisie est libre
Où sont donc les voitures et les youyous que Ben Ali a achetés
Où sont les voitures
Où sont leurs voitures
Vive le peuple Tunisien
Vive la liberté
Abdelhamid, je suis à l’avenue
Je fête la liberté
(Youyous)

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JALEL EL GHARBI

http://jalelelgharbipoesie.blogspot.com

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