mercredi 19 janvier 2011

JALEL EL GHARBI

Or le monde s’ouvrait au chapitre Du lièvre matinal, Dans sa course onéreuse, A la page Du duvet sur la douceur Des fruits Et à la ligne du ciel nu sous sa fourrure De nuages Son chemin traverse la route Qui va derrière le paysage De quelle propension es-tu l’allégorie ? C’est la course du lièvre C’est le galbe de son chemin C’est le signe de son passage Que je cherchais à saisir Or le lièvre, le duvet, les fruits, la fourrure, le ciel, les nuages, la route, le chemin,... [Lire la suite]

mercredi 19 janvier 2011

JACQUES ROUMAIN

Le ciel n'a plus un sourire plus un seul tesson d'azur pas un arc à lancer l'espoir d'une flèche de soleil les arbres déchiquetés se redressent, gémissent comme des violons désaccordés tout un village endormi dans la mort s'en va à la dérive... . JACQUES ROUMAIN . Oeuvre Jean Walgens Pierre ( Peintre Haïtien )
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mercredi 19 janvier 2011

A FEU OUVERT...Extrait

(...) dans les motsde la nuitles océans la vaguetout ce qui craint et bouge et renaît soulevé par le doute l'absence en quel lieu en parlerun nom à dire loin ds branches le dernier chant à oublier le vent dans les alisiers ... ombres délicates et fleuries et chantées ombres de la vertuou de ma loyauté . HENRI DUFOR .
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mercredi 19 janvier 2011

POEMAS...EXTRAIT

Las habitaciones abandonadas se llenaron de palabras que arden como la flor de la pluma en los huesos de la primavera. .   . . LUIS MIZON . . . . Les chambres abandonnées se sont remplies de mots qui brûlent comme la fleur de la plume dans les os du printemps.  . . . LUIS MIZON . . . Chambre de Vincent Van Gogh
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mercredi 19 janvier 2011

NICOLAS DE STAËL

Vous êtes mort, je ne sais rien de la mort des hommes, rien de la goutte d’eau qui renverse la figure et la dilue en Dieu. Dieu lui-même qu’est-il, le néant ou la roche ? la structure de l’ombre, le suprême reproche,  et peut-être à peine notre interrogation ? Dieu n’est-ce pas la voix de ma mère qui tremble quand le dernier arbre rassemble ses fruits, quand la misère souterraine délie le dernier bout de laine et tout de go nous sommes nus ? Tout de go il fait nuit et sur nos cœurs les gens dans la détresse abandonnent leurs... [Lire la suite]
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mercredi 19 janvier 2011

ERRANCES...Extrait

Les vents du soir ont emporté les feuilles noircies du grimoire où – réduit désormais à rien – j’avais noté mes faux pas mes manques et mes égarements. Une fois le seuil franchi évanouie toute mémoire ! La mer s’éloigne mais dans le sable nu ma main trace encore quelques signes : derniers messages jetés aux vivants pour dire à ces regards peuplés d’insolentes questions que le temps – peut-être – m’aura manqué pour tenter de redonner aux mots l’évidente clarté qui leur fait défaut. . JEAN-PAUL HAMEURY .
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