Je refuse de renaître
ma route devient trop étroite
 
Sans repères
je marche avec une boussole
à l’intérieur de mon corps
 
Suspendue seulement au monde
par une épingle de sûreté


(....)

Ce sang qui me traverse
vient de loin
charriant mes ancêtres
le bien de l’ange
le mal de Satan
 
Je l’écoute tel un fleuve –
chaud comme un jour d’été
il emporte ma chair
quand elle dérive
sur les courbes de la terre

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ANISE KOLTZ

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Oeuvre Alfred Stevens