Tandis que je tords une corde de sable 
pour en lier 
le temps dément, 
tandis que je ramasse des débris d’avenir, 
pour m’en acheter 
l’aujourd’hui, 
tandis que meurt de faim ma liberté, 
et qu’humilié je tiens serrée 
sa bouchée de pain –  
c’est alors probablement que, 
devant nous et devant moi, 
émergera l’Atlantide... 
Comme une scène d’une nouvelle Création 
devant un public condamné.... 
 
Avant que je ne sombre – moi aussi je la verrai. 
Je l’apercevrai 
dans le trouble déluge imminent :  
République inhabitée ? 
Royaume de marbre ? 
Temple immense d’une idée marchande ?... 
Peu importe.  
Mais je sais que mon âme –  
esclave libre – 
trouvera le salut en elle.  
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GUEORGUI KONSTANTINOV

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atlantide

Oeuvre Lise Robin

http://lise-robin.pagesperso-orange.fr