lundi 7 février 2011

CHEVAL FOU....Extrait

 Je n’étais rien    Et ils m’ont appelé "oiseau"  J’ai été moineau  Et ils m’ont apprivoisé  Autour de mes rêves  ils ont mis leurs idées.      Avec les morceaux de ma liberté cassée,   une cage,   ils ont dressé.    Et toi ?  Toi, petite,    tu n’étais rien,   Ils t’ont appelée "fille",   Ils t’ont donné une couleur... [Lire la suite]

lundi 7 février 2011

CHRISTINE LIEVRE

Enfant qui te balancesDans les bribes du ventSans savoir la froidureInnocent et blessure Enfant regard de luneCraintif de tant de peursQuêteur de l’imprenableSous un front batailleur Ô mon preneur d’étoilesQui fis glisser des larmesPour première tendresseDans le chant d’une nuit Fragile et sans mesureComme un glaçon d’eau pureÉpris d’immensitéTu dénonces les pièges Jusqu’à te retrouverAux premières couléesDu jour tout blondFrêle et désappointéComme un violon … dans la rosée . CHRISTINE LIÈVRE . Oeuvre... [Lire la suite]
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lundi 7 février 2011

ANDREE CHEDID....HOMMAGE

« Je relève d’un pays où personne ne règne. Un pays sans fanion, sans amarres. Le Nil à mes yeux contient tous les fleuves. (…) Je n’éprouve pas et je n’ai jamais ressenti le besoin d’un dessein final, la soif d’une certitude, cette passion terrible des hommes pour les vérités intangibles, et auxquelles ils sacrifient tout. Au contraire, j’aime le mystère de la condition humaine, l’énigme est le langage même de la vie et je me suis toujours vécue de passage dans ce mouvement. C’est comme ce fleuve, qui ne s’arrête pour personne et qui... [Lire la suite]
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lundi 7 février 2011

QUILAPAYUN

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dimanche 6 février 2011

LE LIVRE DES RESSEMBLANCES ...Extrait

  Aucune clôture n'a de sens dans le désert, dans le vide ; aucune pensée, aucun livre qui est clôture de toute pensée   Parler du livre du désert est aussi ridicule que de parler du livre du rien.   Et pourtant, c'est sur ce rien que j'ai édifié mes livres.   Du sable, du sable, du sable à l'infini.   S'il y a un livre de la mort, il ne peut s'agir que de la mort - comme on met à sac, ô deux fois sacrifiée - du livre.   C'est à ces limites infixées de l'esprit, à cette frontière dévastée, mais... [Lire la suite]
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dimanche 6 février 2011

L'EMERAUDE DES GARAMANTES...Extrait

La halte méridienne est torride ? L'ombre de cette épine est maigrelette ? Ce sable brûlant ? Ces cailloutis croulants et coupants ? Cette eau nauséabonde ? Ce vent diabolique ? Cette nuit glacée ? Ne te plains pas. Il n'y a personne pour t'entendre et s'apitoyer sur tes petites misères. Supporte. Patiente. Serre les dents. La revanche, tôt ou tard, viendra.D'ailleurs, je te connais bien. Quand elle sera venue, cette vengeance tant espérée, quand tu coucheras, rassasié de mets délicats qui n'auront pas craqué sous la dent, désaltéré... [Lire la suite]
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dimanche 6 février 2011

ARMEN...Extrait

Patience. Choisir d'habiter près d'une lampe, c'est tout de même choisir la couleur de sa vie. Une lumière violente fait écran. Ici, entre les lueurs et les ombres on doit pouvoir avancer lentement. Peut-être vaudrait-il mieux flamber d'un coup, vivre en torche, se consumer dans un éclair de folie ? Mais la folie est dehors qui hurle. Il faut résister. Faire le poids. J'allume ma lampe. La lumière coule sur la table et d'objet en objet gagne ses positions. Des ombres se prennent à vivre intensément, comme un regard. La limite... [Lire la suite]
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samedi 5 février 2011

PENULTIMAS TENTATIVAS

¡ Soy tan antiguo ! Mis células saben mucho más que yo. Pero todo en ellas es puntiforme e inconsecuente : Se manifesta y, en lugar de proseguir, desaparece. No hay cosas, ni sustencias, ni yos. Nada permanece, adorable, como una posibilidad de salvación o como un último recurso. No hay ídolos imperantes, ni animales sagrados, ni héroes ancestrales, ni hombres que Uno pueda llamar tales porque algo dura en ellos idéntico a sí mismo. Sólo hay resplandores alucinados..GABRIEL  CELAYA.Oeuvre Yahne Le Toumelin.- "Je... [Lire la suite]
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samedi 5 février 2011

DE LA JOIE ET DE LA TRISTESSE

Une femme dit alors:         "Parle-nous de la Joie et de la Tristesse."         Il répondit:         Votre joie est votre tristesse sans masque.         Et le même puits d'où jaillit votre rire a souvent été rempli de vos larmes.         Comment en serait-il autrement ?         Plus profonde est l'entaille découpée en vous par votre tristesse, plus grande est la joie... [Lire la suite]
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vendredi 4 février 2011

VERS L'INCONNAISSABLE

pour Marguerite-Taos Amrouche, ma sœur berbère de Kabylie   Je suis les âmes au pays de l’inaccompli. — Elles sont loin, enfouies là-bas, dans l’ombre enfuies ou dans la lumière. — Je marche le jour et la nuit pour les retrouver, les chères âmes, les bien-aimées. .   Je vole parmi les oiseaux, je chemine avec les étoiles, diamants que je touche du bout du doigt. O comme elles s’éclairent dans l’inaccompli voyage, dans le vent soufflant — l’obscurité du néant. . Je te suis Taos, —... [Lire la suite]
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