mardi 8 mars 2011

UNE POETE EMPRISONNEE

. La poète et journaliste colombienne Angye Gaona a été incarcérée en janvier dernier. L'État colombien veut la faire taire pour maintenir secret un génocide qu'elle dénonçait. Angye Gaona a été arrêtée pour avoir osé témoigner, en Colombie, son pays dans lequel l'état considère que le fait de penser est un crime. Angye Gaona est une créatrice, une tisseuse de rêves entre les peuples, très engagée socialement et impliquée dans le développement culturel: elle fait partie du comité qui organise le Festival International de... [Lire la suite]
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mardi 8 mars 2011

A L'APPROCHE DES EAUX...Extrait

Laisse la main cheminer perdre haleine là où l'on ne respire plus Laisse la mainerrer sur les hanches seulement complices du nacre de la langue Seul un cri depuis le sol peut le foudroyer La mort n'est pas un secret ni en nous un jardin de sable La nuit dans le silence terni des miroirs un homme peut tenir la mort par la main Je vais t'enseigner comment la reconnaître regarde c'est encore un gaminil ne cesse de grandir sur les épaule la lumière dénouée la fauve lucidité des flancs La bouche neigeait sur la bouche . . . . .... [Lire la suite]
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mardi 8 mars 2011

UN HOMME SANS MANTEAU...Extrait

Qu'est-ce que cette lumière soudain qui se fait dans la doublure des ombres et qui donnerait le vertige aux oiseaux et qu'on versa comme une eau de baptème au front des suppliciés si peu un rien la blancheur des oliviers dans l'arrière-pays de la mort. . JEAN-PIERRE SIMEON . Oeuvre Annie Trégoures http://www.aquarelle-en-liberte.fr  
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lundi 7 mars 2011

VOYAGES ET RETOURS...Extrait

 Chaque écho de mon corps est une porte.Une migration de motsUn vieux rythme aux notes de cendreLe feuillage d’une étoilenavigatrice   (…)   Au-dehors les murmures des fantômesde terre et merPeu importepourtant la pluie est rare comme l’ordans les mains sombreset la sécheresse élève son chantLorsque le vent exaspère le paysagedes légendes indéchiffrableset des inscriptions effacéestachent de fraîcheurl’écorce et le mur . . . LUIS MIZON . . . Oeuvre Guillaume Barazer        
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lundi 7 mars 2011

NOCTURNE

 Notre Père qui es aux cieux,pourquoi m’as-tu donc oubliée ?Tu t’es souvenu du fruit de l’étéquand tu as blessé sa chair de rubis.Moi je porte aussi blessure à mon flanc,mais tu ne veux pas regarder vers moi ! Tu t’es souvenu de la grappe noireet tu l’as donnée au pressoir carmin ;du peuplier as dispersé les feuillesavec ton haleine, dans l’air subtil.Mais dans le vaste pressoir de la morttu ne veux encore fouler ma poitrine ! En marchant, j’ai vu s’ouvrir les violettesmes lèvres ont bu du vent le falerneet j’ai abaissé,... [Lire la suite]
dimanche 6 mars 2011

LE VOYAGE D'AUTOMNE...Extrait

  Absent la nuit quand je marche à l’envers de l’autre côté du temps de ma vie quand je m’égare et je dévie quand je me perds et ne sais plus qui j’ai suivi   quand je me crois à Pékin ou à Rome mais suis sur King’s Road à Chelsea fatigué partout d’être le même homme usé de peut-être et perclus de si   Je rêve d’un songe fait de vrais mensonges où cesser enfin d’être Claude Roy Devenir souris alouette ou éponge le grand repos d’un autre moi   Malgré nous le rêve a bonne mémoire On cherche à se fuir... [Lire la suite]
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samedi 5 mars 2011

LA FERME AFRICAINE ...Extrait

"Quand le souffle passait en sifflant au-dessus de ma tête, c'était le vent dans les grands arbres de la forêt, et non la pluie. Quand il rasait le sol, c'était le vent dans les buissons et les hautes herbes, mais ce n'était pas la pluie. Quand il bruissait et chuintait à hauteur d'homme, c'était le vent dans les champs de maïs. Il possédait si bien les sonorités de la pluie que l'on se faisait abuser sans cesse, cependant, on l'écoutait avec un plaisir certain, comme si un spectacle tant attendu apparaissait enfin sur la scène. Et ce... [Lire la suite]
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samedi 5 mars 2011

L'EVANGILE DU GITAN...Extrait

Le gitan solitaire écrit les dernières pages de son évangile nomade. Il achève la dictée murmurée par le vent, le vent qui s'est assis dans le roulotte de son âme. La lune vient s'asseoir près de lui sur une petite chaise de paille. L'aube et la nuit sont comme deux soeurs enlacées, mais les dormeurs sont encore dans la frayeur des cauchemars. Le gitan au coeur usé et aux mains sales d'avoir trop changé les roues de l'âme de sa verdine écrit un rêve réel: que de boue et de pluie glacée, que de chants chantés par les tempêtes et son... [Lire la suite]
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samedi 5 mars 2011

CANTA A I SARRI...Extrait

(...) Hè mortu È a petra ùn sarà più listessa Hè mortu È l’acqua ùn hè più vagabonda Hè mortu È u rimisciu s’hè stallatu in ciarbeddu Hè mortu È u ventu s’hè pisatu Più forti chè sempri Pugnendu di dì à l’arba calcosa Ch’ùn pudemu senta Mittimu fora sti parolli di poca feda Cacciemuli di paesi Sò gattiva roba Ùn valini tanti cosi È chì ni sapeti vo Vo chì piddeti tuttu par straccii In i vo mani di ruspulaghji Vo chì piatteti i vosci denti Da daretu faccia mustavata Iè vo chì ni sapeti Pudeti dì o lu tintu Pudeti andà à... [Lire la suite]
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vendredi 4 mars 2011

LE MAL DES FANTÔMES...Extrait

Croyez-vous qu'il suffise de naître pour chanter,                       et de mourir pour vivre ? Je suis né de la chair comme le vin du diable avait jailli des trous forés dans une table -                       je suis né de rien, et cependant,plus tard dans la chair de la femme j'ai cherché cette chose amère... [Lire la suite]
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