jeudi 3 mars 2011

OLYMPIA ALBERTI

Merci Olympia.... .   Du bout des doigts, le tracé de sa bouche. Ce comble de l’âme qui affleurait mes propres lèvres me débordait – insoumise révolte d’étoiles, qu’on ne muselle pas, chant, qu’on n’ensevelit pas longtemps. On peut tout me refuser, mais l’amour, on ne me le prendra jamais. Il est si vrai que ce qu’on nous prend, nous prouvons par la perte (serait-elle infime seconde d’absence) que nous ne l’avons jamais fait nôtre… En ce sens – déployé, enivrant, bouleversant comme une senteur, nous ne perdons jamais la vie.... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

jeudi 3 mars 2011

LOINTAIN SOUFFERT

  (...) La souffrancene sait penserqu’en angles morts glisserjusqu’à l’extrême étoilepour perdre tous les angles éprouver d’un coupla mesure de son gouffre penser à la vitesse du videce qui jamais ne fut plus hautoù nul ne se connaîtoù tremble l’inattendu . . . ZENO BIANU . . .    
Posté par emmila à 19:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 3 mars 2011

AMORISCO...Extrait

Dans l’arbre j’entends un oiseau. L’éther est désir quand chantent les oiseaux et moi, debout sur ma terrasse, j’offre mes jours aux tornades du hasard. Debout sur ma terrasse je suis gavé de cette faim qui part dans le chant de l’oiseau. Et j’ai peur que mon cri ne me brise, Que le cri que retient ma langue aille décréter ma folie. Ô oiseau affamé de désir, Ô trapèze volant, corde raide, et singe qui grogne sur un toit. Oiseau, tu as de la chance. Debout sur ma terrasse mes ailes sont siècles de désir. Je suis le Bédouin sur les... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
jeudi 3 mars 2011

L'OUTRE-VIE

L’outre-vie c’est quand on n’est pas encore dans la vie, qu’on la regarde, que l’on cherche à y entrer. On n’est pas morte encore mais déjà presque vivante, presque née, en train de naître peut-être, dans ce passage hors frontière et hors temps qui caractérise le désir. Désir de l’autre, désir du monde. Que la vie jaillisse comme dans une outre gonflée. Et l’on est encore loin. L’outre-vie comme l’outre-mer ou l’outre-tombe. Il faut traverser la rigidité des évidences, des préjugés, des peurs, des habitudes, traverser le réel obtus... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 1 mars 2011

LA REMONTEE DES CENDRES...Extrait

La poésie se contentera d'être là, pour être dite comme une prière, dans le silence, dans le recueillement du deuil. Incommensurable est notre besoin de dire, même si nos paroles, emportées par le vent, iront buter contre les montagnes jusqu'à la perte du sens, jusqu'à faire des trous dans la roche et faire bouger les pierres lourdes de l'insomnie. . TAHAR BEN JELLOUN . Oeuvre Frida Khalo
Posté par emmila à 19:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 1 mars 2011

L'INTRAITABLE BEAUTE DU MONDE...Extrait (POEME ADRESSE A MONSIEUR BARACK OBAMA

" C’est une rumeur de plusieurs siècles. Et c’est le chant des plaines de l’océan. Les coquillages sonores se frottent aux crânes, aux os et aux boulets verdis, au fond de l’Atlantique. Il y a dans ces abysses des cimetières de bateaux négriers, beaucoup de leurs marins. Les rapacités, les frontières violées, les drapeaux, relevés et tombés, du monde occidental. Et qui constellent l’épais tapis des fils d’Afrique, dont on faisait commerce, ceux-là sont hors des nomenclatures, nul n’en connaît le nombre. Et sans doute, au monde,... [Lire la suite]
mardi 1 mars 2011

MADAME GIRARDOT...HOMMAGE, NO COMMENT

Annie Girardot/Lino Ventura - Le bateau d'émile .. . Annie Girardot: César du meilleur second rôle .   . . le temps qui est à tes yeux le temps passé, et le temps qui est à tes yeux le temps futur attendu, en fait se tiennent embrassés l'un l'autre au regard de l'horizon suprême, et se tiennent à jamais embrassés pour celui devant qui il n'y a ni matin ni soir . Qâzî Sa'îd Qommî
Posté par emmila à 16:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,