Nous nous sommes connus

dans l’ombre d’un figuier

Tu étais occupée à recoudre ta vie

et moi dans les miettes du soir

je cherchais l’horizon du regard

Tu m’as tendu en souriant

un couteau

pour la cendre des nuits sur mon épaule

J’ai ri nous avons bu

cent fois trinqué

au hasard des fruits sur la nappe…

(....)

Tu attendis longtemps le premier pas

je parlais de frontières

et de guerres lointaines

Tu as pris l’oreiller par la main

et décroché la nuit de ma bouche

J’ai dit : « Le lit s’est retourné

c’est la première fois que j’embrasse le soleil »

Au petit matin

la nuit s’est endormie sur ton épaule.

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ADRIEN MONTOLIEU

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