Quelqu’un frappe à ta porte pour entrer.

Il y a beaucoup de chemins, de voix ;
mais il n’y a qu’un chemin et qu’une voix.
Que les mauvais rêves ne te perdent pas,
que les faux échos ne t’éloignent pas de toi !

Quelqu’un frappe à ta porte pour entrer.

Veille nuit et jour ;
qu’il ne te trouve pas endormi,
quand résonnera la voix du désert ou de la nuit.
Ne te trompe pas en regardant l’ombre de celui qui appelle.

Quelqu’un frappe à ta porte pour entrer.

Un bruit turbulent et doux,
distrait tes yeux désorientés,
un autre bruit de lumières infernales,
te traîne avec délice à sa demeure.

Quelqu’un frappe à ta porte pour entrer.

Accroche-toi au silence de l’arbre et de la roche,
à la lumière des étoiles, du soleil et de la lune.
Cherche en silence ce que tu es,
non l’apparence que tu voudrais refléter.

Quelqu’un frappe à ta porte pour entrer.

Fragiles tes yeux et ton corps et tu t’abandonnes
au torrent et au chemin scabreux,
d’où émanent des cendres et des lamentations,
non ce que tu voudrais sentir quand tu ris. Ne te perds pas.

Quelqu’un frappe à ta porte pour entrer.

Ne te perds pas, suis le chemin silencieux,
celui de ce rêve qui ne s’effacera jamais,
parce que là est la Lumière éternelle qui nous guide.
Près d’un olivier, sème-toi pour toujours.

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PORFIRIO MAMANI MACEDO

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Porte_du_temps