lundi 6 juin 2011

GISANT DEBOUT ( Portrait de René Char)

Il est plus grand que son corps d’homme sous la terre.   Lié à la souffrance et au partage, au trèfle en feu des lèvres traversées, il écarta le rêve pour l’action et le pain qui sort du four.   S’il fut l’obscur, ce fut avec éclat. Pythie peut-être ! mais d’abord un paysan du cosmos, dont l’unique abandon fut à la fermeté.   La canicule l’abreuvait. Si le bâton l’égarait quelquefois, la plénitude signifiait sa générosité.   Le lire, c’est l’aimer ; l’aimer, c’est le relire non plus en aveugle... [Lire la suite]
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lundi 6 juin 2011

POEMES EPARS...Extrait

Je le pense : ce monde a peu de réalitéje suis fait des trous noirs de l’universParfois quelquefois, en quelque lieud’un paysage bouge une splendeur devant soiqui repose là dans sa migrationet l’amertume d’être un homme se dissipe . . . GASTON MIRON . . .
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lundi 6 juin 2011

CONFLUENCES POETIQUES, UNE ANTHOLOGIE DE L'AILLEURS ET DE L'ICI...Extrait

(...) On appelle bruit de beauté la mer soudée au sel dans l’infiniment nuit au-delà de tous les récits on appelle aussi bruit de beauté le silence sa signature lente au bas de l’aube . NICOLE BROSSARD . Oeuvre Bernard Louedin
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lundi 6 juin 2011

JEAN MAMBRINO

"Il faut abriter chaque mot dans le poème, le rossignol, le muid, l'amarante, l'aurore, et encore le sang, la sanie, le blasphème. Tout est signe. Tout doit devenir parole, puisque la peine est l'ombre de l'or, selon la polysémie des mots du poème, conduisant le poète, comme son lecteur, vers la paix nombre de l'or, dont le chiffre réconcilie toutes les contradictions." . JEAN MAMBRINO . Oeuvre Héliette Wzgarda
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lundi 6 juin 2011

COMME UN SOUFFLE DE ROSEE BRUISSANT...Extrait

Toute beauté brûle à petit feu, et se défait avec tendresse, lentement, comme l'aster, gloire de l'automne, et l'iris si fragile qu'il faut le transporter dans ses langes. Les chatoyantes ainsi se changent, se déguisent en leurs couleurs aux odeurs de délices. Certaines ne s'ouvrent que la nuit On les dirait pressées de disparaître, de s'effacer. La créature belle, la grâce, la pensée, ne peut jamais s'appartenir, elle consume son éclat pour tout remettre à qui s'en vient vers elle. Peut-on posséder un regard ? un baiser ? Et celui... [Lire la suite]
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