Le maître gardait le temps

Dans sa grosse montre rousse.


Nos talons sur le plancher

Faisaient un bruit de forêts ;

Nos plumes grattaient, grattaient

La neige de nos cahiers.


Et parfois une autre vie

Déroulait ses sortilèges

Quand on tombait dans le piège

Tendu par les poésies.

 

On sait plus tard qu'adulte, le temps et l'obscurité restent à nos talons, mais que, par chance, les sortilèges aussi demeurent.

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GEORGES JEAN

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Dsc00423