dimanche 24 juillet 2011

SUR LA ROUTE DES FESTIVALS

L'Île de Corse ceinte de Vagues, auréolée d'écume sur fonds de jaspe ou de béryl ... Oui, de ces vagues de roches qui vous emmènent vivre des pas de deux inoubliables, parfumés ou enivrants. C'est la glisse et ses ivresses absinthes aux milles étoiles pétillantes de vies et de lendemains qui chantent ! Des rivages, comme une invite, tant de bras tendus qui de la côte nous attirent pour nous combler de songes insulaires et azur... Un peu de poésie aussi pour raconter la mer, l'eau, la vague; ou bien l'élan vital qui nous habite et... [Lire la suite]
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mercredi 20 juillet 2011

DESERT

Ormeau, cormier, figuier abandonné qui jamais plus ne verrez revenir l'homme qui vous planta ici, sur la haie du grand champ du haut... Ici, enfant, je passais  votre ombre tout au long du sentier d'herbe et d'argile où jamais plus je ne repasserai.   Vous regardez, luisantes dans les herbes entre cades et genévriers les pierres remontées de la friche. Elles ont oublié le goût de fer de la charrue, et, derrière le mancheron l'ombre et l'homme.   Il vous reste le loriot de l'été et l'aigre flûte du vent. ... [Lire la suite]
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mardi 19 juillet 2011

L'ARGILE

Ils disaient : " l'argela " Vous disiez : " la arcilla " Nous étions frères dans la fange. L'argile ouvrait très largement les yeux de l'oc et de l'Espagne.   Vous disiez : " la arcilla ", de Madrid à Séville; et nous " l'argela " de Clermont à la mer des Alpes aux Pyrénées.   Nous la contemplions dans sa mollesse et dans sa dureté, l'argile des temps obscurs semblable à elle comme au temps où Dieu seul lui insufflait la vie.   Et nous la pétrissions et nous la caressions du doigt et le soleil de... [Lire la suite]
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lundi 18 juillet 2011

RENVERSE DU SOUFFLE...Extrait

Une fois,je l’ai entendu,il lavait le monde,non vu, à longueur de nuit,vraiment.Un et infini,anéantis,disaient Je.Lumière fut. Salut . PAUL CELAN . Oeuvre Odilon Redon
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lundi 18 juillet 2011

LA PIERRE

(...) Un corps me fut donné – pour quelles fins ? - Ce corps qui est un seul, tellement mien   Ce bonheur serein, vivre et respirer, Qui, dites-moi, dois-je en remercier ?   Je suis le jardinier, la fleur aussi, Au cachot du monde point seul ne suis   Mon souffle, ma chaleur ont embué Déjà la vitre de l’éternité .Si du dessin s’y incrustent les traits, L’instant d’après nul ne les reconnaît .Que de l’instant s’écoule la buée ! La chère esquisse n’en sera brouillée . OSSIP MANDELSTAM .  
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lundi 18 juillet 2011

CANTOS TOSCANS

Suivre le poisson, suivre l'oiseau. Si tu envies leur erre, suis-les Jusqu'au bout. Suivre leur vol, suivre Leur nage, jusqu'à devenir Rien. Rien que le bleu d'où un jour A surgi l'ardente métamorphose, Le Désir même de nage, de vol   (...)   Mais l'oiseau point d'empreinte Ne laisse. Son empreinte est Son vol même. Nulle trace Autre que l'instant-lieu, Joie du pur avènement : Lieu deux ailes qui s'ouvrent   Instant un coeur qui bat (...)   Dans l'Ouvert, toutes choses se révèlent... [Lire la suite]
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dimanche 17 juillet 2011

LA LIBERTE DES MERS...Extrait

Une main fermée sur le vent. Les cinq doigts plissant la lumière - elle tient la pièce d'or ardente qui l'éclaire. On cherche le destin au sens de la raison. Le reste est mieux caché au coin de la maison et dans les replis de la tête, de la bouche qui souriait derrière les barreaux qui gardent la fenêtre. Chef d'oeuvre vide qui roulait, actif dans l'infini et le temps qui s'arrête. Un rayon de soleil déchire la nuée - mais l'ombre de l'oubli est déjà toute prête . PIERRE REVERDY .  
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dimanche 17 juillet 2011

POSSESSIONS EXTERIEURES

Parmi tout ce qui s'écrit hors de notre attention, l'infini du ciel, avec ses défis, son roulement, ses mots innombrables, n'est qu'une phrase un peu plus longue, un peu plus haletante que les autres. Nous la lisons en chemin, par fragments, avec des yeux usés ou naissants, et donnons à son sens ce qui nous semble irrésolu et en suspens dans notre  propre signification. Ainsi trouvons-nous la nuit différente, hors de sa chair et de la nôtre, enfin solidairement endormie et rayonnante de nos rêves. Ceux-ci s'attendent, se... [Lire la suite]
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dimanche 17 juillet 2011

ENSOLEILLE

On entend le bruit de l'eau. Que lave-t-on ainsi dans le ruisseau de solitude? La robe de l'instant est pure de toute tache. Et vaquent au soleil de fin décembre L'écho des neiges,         corde de la vision,                                       gouttes suspendues de l'Heure. La fraîcheur imprègne les briques, ... [Lire la suite]
dimanche 17 juillet 2011

ADDITION

Si je suis heureux ou malheureux, je ne me pose pas la question. La seule chose à laquelle je pense toujours avec joie : c'est que dans la grande addition (leur addition que je déteste) avec tous ses chiffres, je ne figure pas, moi, comme une unité parmi les autres.  Dans ce total, je n'ai pas été compté. Et cette joie là me suffit. . CONSTANTIN CAVAFIS .