lundi 15 août 2011

DOUBLE POEME DU LAC EDEM...Extrait

[...]  Je veux pleurer parce que j’en ai envie  comme pleurent les enfants du dernier banc,   parce que je ne suis homme, poète ni feuille,   mais pulsation blessée qui sonde les choses de l’autre côté.    Je veux pleurer en disant mon nom,  rose, enfant et sapin au bord de ce lac,  pour dire ma vérité d’homme de sang  en tuant en moi la raillerie et la suggestion du mot.   [...]  . FEDERICO GARCIA LORCA .
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lundi 15 août 2011

L'INEFFABLE, L'INAPERCU

La blancheur – couleur d’absence de couleur – est tellement agressive que, pour être lus, les vocables l’attaquent de front, syllabe après syllabe, lettre après lettre ; jamais collectivement mais isolément.  « Stratégie de l’écriture » disait-il.     Violence de la page blanche, d’autant moins maîtrisable qu’elle est silencieuse.  La résistance du livre en est chaque fois ébranlée.     Toute naissance rompt un silence originel contre lequel elle luttera jusqu’à la mort.  L’éternité... [Lire la suite]
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dimanche 14 août 2011

NOUS DEUX

Ils sont partis sans crier gare Avec leurs mômes et leurs guitares Nos frères gitans de Saint-Ouen. Elles sont parties, à tire-d'aile Et sans retour, les hirondelles Paris n'en avait plus besoin. Flots de béton et de bêtise Faut des drugstores et du strip-tease Des buildings et des souterrains Et de Boulogne et de Vincennes Et des quais fleuris de la Seine Bientôt, il ne restera rien. Mais ce jour-là, ma tourterelle, Ma fille à moi, ma toute belle Ma frangine d'amour, ma maman, Malgré les planches et puis la terre On se blottira... [Lire la suite]
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dimanche 14 août 2011

DESOBEISSANCE CIVILE

Trop nombreux sont ceux qui ont oublié le passé L'histoire de l'homme, une honte, faut-il te le ressasser ? Le monde, une spirale où les mêmes erreurs sont retracées A force de côtoyer l'horreur, nos cœurs sont devenus glacés Nous parlent que de profits, la condition de l'homme effacée Mondialisation et concurrence sont leur unique phrasé Les peuples unilatéralement écrasés La création menacée Multinationales et croissance ont tracé Leurs routes sur nos libertés Ils ont jurés, crachés que rien n'entravera la leur A l'heure ou les... [Lire la suite]
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samedi 13 août 2011

LE FIGUIER

Qu'est-ce qui fait retentir l'aubade du maestro  qui souffle dans les nuages,  brise légère ou fort vent du nord?   Est-ce l'ange qui voltige, le vent léger qui folâtre  de rameaux en rameaux, gais et contents ;   ou bien la fleur qui envoie du gazon le fin parfum de son haleine au figuier qui sourit au printemps ?C'est le figuier qui à son branchage,   pour abriter les oisillons,   étend dans l'espace son feuillage  qui en protégerait des multitudes.  C'est lui qui... [Lire la suite]
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samedi 13 août 2011

LES MOTS MANQUANTS...Extrait

(...) il manque toujours un mot à la place du silence un seul mot pour vrai je cherche encore un mot qui serait fait pour moi juste un tout petit mot parmi les traîtres mots un mot réel et bien vivant un mot de rien qui dise tout je cherche encore un mot le cerf-volant d’un mot qui quitte le papier un mot d’escale un mot de cale pour l’espoir je cherche encore un mot qui ne cacherait rien un mot sans uniforme sans culotte sans nom la cicatrice d’un mot sur la blessure de l’âme . je cherche encore un mot pour appeler à l’aide... [Lire la suite]
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samedi 13 août 2011

LA TERRE CET ANIMAL...Extrait

" Quand on marche  dans les aubes d’un continent vieux il arrive que des ancêtres nous bousculent en nous prenant les mains et nous tombons à genoux pour sentir le ciel dans le sol ." . LAURE MORALI .
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samedi 13 août 2011

POEME

                                       Pour Suzanne N.   « Je ne connais pas les jours perdus en chemin le sifflement des oiseaux sur la terre de repos Je les sais tous les deux allongés en plein vent à l’ombre centenaire d’une église de mer Je ne connais pas le nom des gens qui passent sans se retourner mais je suis où je vais et... [Lire la suite]
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vendredi 12 août 2011

SOLO LE PIDO A DIOS

Sólo le pido a Dios Que el dolor no me sea indiferente, Que la reseca muerte no me encuentre Vacío y solo sin haber hecho lo suficiente. Sólo le pido a Dios Que lo injusto no me sea indiferente, Que no me abofeteen la otra mejilla Después que una garra me arañó esta suerte. Sólo le pido a Dios Que la guerra no me sea indiferente, Es un monstruo grande y pisa fuerte Toda la pobre inocencia de la gente. Sólo le pido a Dios Que el engaño no me sea indiferente Si un traidor puede más que unos cuantos, Que esos cuantos no lo olviden... [Lire la suite]
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vendredi 12 août 2011

CHANTS DE LA BALANDRANE...Extrait

  Ne vient pas trop tôt, amour, va encore ;L'arbre n'a tremblé que sa vie ;Les feuilles d' avril sont déchiquetées par le vent. La terre apaise sa surfaceEt referme ses gouffresAmour nu, te voici, fruit de l'ouragan !Je rêvais de toi décousant l'écorce. . RENE CHAR . Oeuvre Henri-Charles Manguin    
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