Le temps est venu pour les mains
De ne plus s’agripper à la crête des vagues anciennes.
Le temps est venu du centre retrouvé,
De l’enfance éblouie, de l’enfance confiante,
De la force fragile, de ce corps inconnu
Qui sourit tendrement au poids de son destin.

Dans le soir qui descend une aube se recueille,
Aube où se reconnaissent enfin
Ceux qui ont cheminé par les monts et les fleuves,
Ceux qui arrivent épuisés, morcelés, assoiffés
Mais vivants encore
Pour porter l’offrande
De leurs larmes de joie.

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HELENE PERAS

Poème offert à Claude Vigée - Juin 2007

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