Nous vivons ici-bas une main serrée sur la gorge.
Que rien ne soit possible était chose connue de
ceux qui inventaient des pluies et tissaient des
mots avec la torture de l’absence. C’est pourquoi il
y avait dans leurs prières un son de mains éprises
du brouillard.

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ALEJANDRA PIZARNIK

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Aquí vivimos con una mano en la garganta.
Que nada es posible ya lo sabían los que
inventaban lluvias y tejían palabras con el
tormento de la ausencia. Por eso en sus plegarias
había un sonido de manos enamoradas de la
niebla.

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Photographie Paolo Pellegrin