mardi 25 octobre 2011

XIIIeme POESIE VERTICALE

Toujours au bord.Mais au bord de quoi ? Nous savons seulement que quelque chose tombe de l’autre côté de ce bord et qu’une fois parvenu à sa limite il n’est plus possible de reculer. Vertige devant un pressentiment et devant un soupçon : lorsqu’on arrive à ce bord cela aussi qui fut auparavant devient abîme. Hypnotisés sur une arête qui a perdu les surfaces qui l’avaient formée et resta en suspens dans l’air. Acrobates sur un bord nu, équilibristes sur le vide, dans un cirque sans autre chapiteau que le ciel et dont les... [Lire la suite]

mardi 25 octobre 2011

LE POINT IMMOBILE

Au point immobile du monde qui tourne Ni chair, ni absence de chair : Ni origine, ni destinée ; Au point immobile, là est la danse, Mais sans arrêt ni mouvement. Et n’appelez pas fixité, Là où passé et futur se rejoignent. Mouvement sans source ni but, Ni ascension ni déclin. Sans le point, le point immobile, Il n’y aurait nulle danse, Et il n’y a que la danse.   THOMAS STEARNS ELIOT .
mardi 25 octobre 2011

LA PLACE SAUVAGE...Extrait

Il arrive au milieu de la vie que la mort vienneprendre nos mesures. Cette visites’oublie et la vie continue. Mais le costumese coud à notre insu. . TOMAS TRANSTRÖMER . Photographie Eugène Smith
mardi 25 octobre 2011

OCEAN MER...Extrait

 « Et puis la vie, elle ne se passe pas comme tu imagines. Elle va son chemin. Et toi le tien. Et ce n’est pas le même chemin. Alors… Ce n’est pas que je voulais être heureuse, non. Je voulais… me sauver de tout ça, voilà : me sauver. Mais j’ai compris tard de quel côté il fallait aller. On croit que c’est autre chose qui sauve les gens : le devoir, l’honnêteté, être bon, être juste. Non. Ce sont les désirs qui vous sauvent. Ils sont la seule chose vraie. Si tu marches avec eux, tu seras sauvée. Mais je l’ai compris trop... [Lire la suite]
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lundi 24 octobre 2011

RUINES-MERES...Extrait

On peut dire que la patience a pouvoir sur la parole on peut dire que l’impatience a devoir de la venger on peut dire que l’oeil ouvert la regarde s’avancer et surveille chaque signe sur la terre qui l’inspire.   on peut dire que l’oeil avide la nourrit de sa vision vois regarde et puis regarde encore   on peut dire les liens serrés dans ses membres liberté on peut dire le trop d’amour qui la gêne dans sa gorge on peut dire son attention à la plaie qu’elle vient d’ouvrir   on peut dire aussi son visage... [Lire la suite]
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lundi 24 octobre 2011

L'AUTRE...Extrait

Le fait se produisit en février 1969, au nord de Boston, à Cambridge. Je ne l’ai pas relaté aussitôt car ma première intention avait été de l’oublier pour ne pas perdre la raison. Aujourd’hui, en 1972, je pense que si je le relate, on le prendra pour un conte et qu’avec le temps, peut-être, il le deviendra pour moi. Je sais que ce fut presque atroce tant qu’il dura, et plus encore durant les nuits d’insomnie qui suivirent. Cela ne signifie pas que le récit que j’en ferai puisse émouvoir un tiers. Il devait être dix heures... [Lire la suite]
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lundi 24 octobre 2011

LE LIVRE DE SABLE

La ligne est composée d'un nombre infini de points; le plan, d'un nombre infini de lignes; le volume, d'un nombre infini de plans; I'hypervolume, d'un nombre infini de volumes... Non, décidément, ce n'est pas là, more geometrico, la meilleure façon de commencer mon récit. C'est devenu une convention aujourd'hui d'affirmer de tout conte fantastique qu'il est véridique; le mien, pourtant, est véridique. Je vis seul, au quatrième étage d'un immeuble de la rue Belgrano. II y a de cela quelques mois, en fin d'après-midi, j'entendis... [Lire la suite]
samedi 22 octobre 2011

LA VOLONTE DE VIVRE...Extrait

Lorsqu'un jour le peuple veut vivre   Force est pour le Destin, de répondre Force est pour les ténèbres de se dissiper Force est pour les chaînes de se briser. Avec fracas, le vent souffle dans les ravins au sommet des montagnes et sous les arbres disant : "Lorsque je tends vers un but, je me fais porter par l’espoir et oublie toute prudence ; Je n’évite pas les chemins escarpés et n’appréhende pas la chute dans un feu brûlant. Qui n’aime pas gravir la montagne, vivra... [Lire la suite]
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samedi 22 octobre 2011

POUR UNE TUNISIE DEMOCRATIQUE

Lorsque le peuple un jour veut la vieForce est au destin de répondreAux ténèbres de se dissiperAux chaînes de se briser... Souffle alors un vent violent dans les ravins,Au sommet des montagnes et sous les arbresQui dit : « Lorsque je tends vers un butJe me fais porter par l’espoirOublie toute prudenceJe n’évite pas les chemins escarpésEt n’appréhende pas la chuteDans les flammes brûlantes.Qui n’aime pas la montagneVivra éternellement au fond des vallées »  ... .ABOU EL KACEM CHEBBI .
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samedi 22 octobre 2011

MON SEMBLABLE

Tu es né pour être libre telle l’ombre du zéphyrLibre telle la lumière du jour dans le cielPour fredonner tel un oiseau où que tu aillesPour déclamer ce que le Ciel t’a inspiréPour jouer parmi les roses du matinPour jouir de la lumière où que tu la voiesPour marcher, comme tu l’entends, dans les prairiesEt pour cueillir des fleurs sur les coteaux fleurisDieu t’a conçu ainsi ô enfant de l’existenceAinsi la vie t’a jeté dans cet universPourquoi acceptes-tu donc l’avilissement des chaînesPourquoi plies-tu l’échine devant ceux qui t’ont... [Lire la suite]
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