mercredi 12 octobre 2011

POUR TOUS LES TEMPS ( préface...Extrait)

La poésie ne sert pas comme une montre à dire l'heure : elle dit toutes les heures à la fois. (...) Elle se tient à la fenêtre quand chacun dort, à la porte quand le dernier habitant est parti, au grenier quand l'enfant est parti en haussant les épaules, sur le pont du bateau quand les rats se rassemblent pour le grand saut, sur la cime de l'arbre, quand le bûcheron frotte ses doigts engourdis, dans un regard qui frise l'indécence, dans la noire faim, sur les cailloux blancs d'une source tarie, au beau milieu d'un incendie dont on... [Lire la suite]
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mercredi 12 octobre 2011

AB IRATO

(En pensant à André Laude et après l’avoir relu) . J’irai de la colère à la colère J’irai au risque des mots Au désordre de la révolte J’irai aux vents de mon esprit au tourment Et Je vous arracherai vos masques la face dévoyée de vos vœux le groin de vos puissances Crachat sur votre monde ! Je marche dans la rue Je parle dans la rue Il ne me reste rien que les mots pour demain le sang des morts les cris et les blessures Il ne vous reste que la force et j’ai le poids des mots J’irai de la colère à la force des mots J’irai du refus au... [Lire la suite]
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mercredi 12 octobre 2011

E LAVANDARE

Corre lindu u fiume Quandu l’acqua porga Netta u pannu niellatu Da e sciagure di u tempu. Luce à u sole u Monte Giuvellu Quandu u core di a donna Richjara e so cugiure Ind’è e fiumare inguerninche. Barca u ponte a donna Quandu l’acqua di a vita Fala à in basculi in basculi Da u fiatu di e sulane aschese. S’innalza l’alburu versu u celu Quandu a primavera giuconda Affacca in u fiuminale inchjaritu Da e speranze veranile. Lavandare, un appiate paura Chì u tempu squassa L’angosce di u pannu E’ e nigrure di i cori ! ... ... [Lire la suite]
mardi 11 octobre 2011

LAISSER PARTIR...Extrait

 Dans le rire de l’infini        dans le regard amoureux      dans la secrète présence              tu retrouves l’aurore perdue . ALAIN SUIED. .
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mardi 11 octobre 2011

TERRE SAINTE...Extrait

  Quelque chose nous appelle, nous interpelle et peut être nous oblige. Mais est ce bien la parole ? Ce qui nous appelle ne nous requiert peut être qu’au silence, à son silence, à son mutisme.Écho, juste et seule voix, obsédante rumeur.     L’écho redit. L’écho répète. Il répond dans le même. Il répond dans l’absence.     Voix répondante sans réponse au lieu de l’absence. Qui répétant la question et la question de la question, peu à peu la réduit, l’exténue, l’abolit dans... [Lire la suite]
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mardi 11 octobre 2011

CENDRE ET LUMIERE...Extrait

Penseque je fais un long voyage penseque je vais revenir penseque la nuit n'est qu'une voile et les étoilesdes chants . KARL LUBOMIRSKI .

lundi 10 octobre 2011

SOMME D'AMOUR...Extrait

Sa force était sa souffrance Ou l’inverse  Qu’en sait-on ? Fil de joie fil de coton Brodeuse aux doigts de silence Et tout un ciel à remplir Blanc de nuage bleu reine Fil de coton fil de haine Un ciel à n’en plus finir Toute une vie pointilleuse Il faut que ce soit parfait Sinon dieu le déferait Ton long travail d’amoureuse . MAXIMINE . Oeuvre Auguste Leroux  
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lundi 10 octobre 2011

POEMES EN PROSE...Extrait

Rendez-moi les lauriers, et aussi les ormeaux : rendez-moi l'ombre verte du matin, rendez-moi l'eau humble qui riait dans l'ombre tamisée de soleil. Rendez-moi le silence de la terre.  Et le souffle invisible du printemps. L'églantier, avant qu'il ne se cache derrière ses épines. Quand il se perd dans les buissons d'avril. Rendez-moi le silence des oiseaux et l'attente patiente du serpent. Et encore l'eau perdue dans ses miroirs, où venaient se recueillir les abeilles. Pour le jardin secret, pour le jardin sacré, nichée... [Lire la suite]
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lundi 10 octobre 2011

ARBRE DE DIANE...Extrait

Nous vivons ici-bas une main serrée sur la gorge. Que rien ne soit possible était chose connue de ceux qui inventaient des pluies et tissaient des mots avec la torture de l’absence. C’est pourquoi il y avait dans leurs prières un son de mains éprises du brouillard. . . . ALEJANDRA PIZARNIK . . . Aquí vivimos con una mano en la garganta. Que nada es posible ya lo sabían los que inventaban lluvias y tejían palabras con el tormento de la ausencia. Por eso en sus plegarias había un sonido de manos enamoradas de la niebla. . . ... [Lire la suite]
dimanche 9 octobre 2011

PIERRE DHAINAUT

C'est face à l'océan qu'il faudrait naîtreafin que notre cri se mêle aux cris d'oiseaux,au grand matin de la conscience, de la louange,toujours nous serions disponibles. Une fois, une seule,ici, fût-ce par tempête, avons-nous pris peur,et la respiration, avons-nous cru pouvoirla contenir ? Un appel sans frontière,le monde, une arche, la mort s'y tiendrait à son rang...Murs ou fenêtres lisses, étroits, est-ce encoreune chambre, dès que l'on y ramène un nouveau-né?Nous n'osons pas le prendre entre nos bras :l'arche est-elle autre part... [Lire la suite]
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