Homme qui que tu sois

Tu n'emporteras rien

Avec toi

 

Tel un fleuve devenu craintif

La vie s'en va vers son destin

La nuit est peuplée de bougies

Le vent n'est plus qu'un clandestin

 

Le soleil ne sait pas

Le soleil ne sait pas

Que la nuit

Que la nuit

Va répondre

Va répondre...

 

Mais les peintres

Les musiciens

Les poètes

Ont des réponses de soleil

 

Soudain libéré, je m'élevais

Je m'élevais hors du vivant et du réel

Dans les étangs martyrisés du ciel

L'ascension tourbillonnante

Parmi les damnés de la vie

Dare dare vers les étoiles...

 

Je montais montais montais

Sous moi la terre chavirait

Enlisée dans sa solitude

 

Je revivais l'absolu des imperfections

Qui nous conduit à n'être plus que des esclaves

 

Mais mon visage de chair était encore vivant!

Je n'étais plus rien que moi-même

Face à cette vérité qui me torture:

 

Je souffre en ma santé des maladies humaines

Du refus d'un miracle sous le toit de mes mains

De n'être en ce bourbier que peine entre les peines

 

Que ne puis-je renaître à l'aube

Tel un soleil qui se souvient

De s'être enfoncé dans la nuit.

____DIAMON_11

PIERRE BEARN

____DIAMON_11

aimer_les_choses_simples_de_la_vie_peinture_Toutounov

Oeuvre Sergueï Toutounov