« Le temps est-il venu
de la flamme et du verbe ?
au ventre du nuage
se dessine
l’oasis
où j’entendrai enfin mon nom…
Alors je pourrai naître. »

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ANNAIG RENAULT

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« Je sais la vie brûlante »

Le titre vous emporte comme une énigme. À la chorégraphie des corps sculptés dans la douleur de l'appel et de l'attente du peintre Yves Grandjean, les poèmes d'Annaïg Renault répondent par les mots brûlants de la quête et de l'espoir.

C'est beau et angoissant à la fois. Sans doute parce que les pages se tournent comme celles de notre vie, mains et mots tendus vers un impossible à atteindre. Au dénuement des corps, les mots, le Verbe biblique, se font chair et « alors, écrit Annaïg Renault, je pourrai naître ».

Rencontre de deux langages, ceux de la poète et romancière Annaïg Renault et du peintre Yves Grandjean

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 "Annaig Renault ( 1946- 2012 ) est et restera toujours parmi nous, toujours en quête. Et nous partagerons toujours ensemble avec elle cette quête commune, cette recherche du chemin intérieur.

On pourrait évoquer bien sûr ses traits de caractère qui nous ont tant marqué : sa bonté et son amour, sa finesse d’esprit et sa grande sensibilité, sa grande volonté dont elle a témoigné jusqu’à la fin, et puis sa grande intelligence.

Mais ce que nous retiendrons aussi, c’est sa quête personnelle, sa recherche permanente du sens à donner à notre vie, à nos origines, à notre destinée."

( Extrait du discours de Jean-Marie Renault, son frère, lors des obsèques d'Annaig Renault )