samedi 3 mars 2012

NONOCHE

Le soleil descend derrière les sorbiers, grappés de fruits verts qui tournent çà et là au rose aigre. Le jardin se remet lentement d’une longue journée de chaleur, dont les molles feuilles du tabac demeurent évanouies. Le bleu des aconits a certainement pâli depuis ce matin, mais les reines-claudes, vertes hier sous leur poudre d’argent, ont toutes, ce soir, une joue d’ambre.   L’ombre des pigeons tournoie, énorme, sur le mur tiède de la maison et éveille, d’un coup d’éventail, Nonoche qui dormait dans sa corbeille…   ... [Lire la suite]
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samedi 3 mars 2012

LES VRILLES DE LA VIGNE...Extrait

  Autrefois, le rossignol ne chantait pas la nuit. Il avait un gentil filet de voix et s’en servait avec adresse du matin au soir, le printemps venu. Il se levait avec les camarades, dans l’aube grise et bleue, et leur éveil effarouché secouait les hannetons endormis à l’envers des feuilles de lilas.   Il se couchait sur le coup de sept heures, sept heures et demie, n’importe où, souvent dans les vignes en fleur qui sentent le réséda, et ne faisait qu’un somme jusqu’au lendemain.   Une nuit de printemps, le... [Lire la suite]
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samedi 3 mars 2012

SOLITUDE

On m’a jeté tant de pierres, Que plus aucune ne m’effraie, Le piège s’est fait haute tour, Haute parmi les hautes tours. Je remercie ceux qui l’ont construite, Qu’ils cessent de s’inquiéter, de s’attrister. De tous les côtés je vois l’aube plus tôt. Et le dernier rayon du soleil triomphe ici. Souvent dans les fenêtres de mes chambres Entrent les vents des mers du nord, Et le pigeon mange dans mes mains du grain… Cette page que je n’ai pas finie, La main brune de la Muse, Divinement calme et légère, Y inscrira le dernier mot. . . . ... [Lire la suite]
samedi 3 mars 2012

OCTAVA POESIA VERTICAL

Decir una palabra excluye a todas las otras, abrir un libro cierra todos los demás, pensar una sola cosa desequilibra el mundo, amar a alguien es el mayor olvido. El ejercicio puntual de una sola vida no podrá tener sentido nunca. Queda sólo encontrar el plural. . ROBERTO JUARROZ . Oeuvre Yahne Le Toumelin
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samedi 3 mars 2012

HUITIEME POESIE VERTICALE...Extrait

Dire un mot exclut tous les autres, ouvrir un livre ferme tous les autres, penser une seule chose déséquilibre le monde,aimer quelqu’un est le plus grand oubli. L’exercice ponctuel d’une seule vie n’aura jamais de sens. Reste à découvrir le pluriel. . ROBERTO JUARROZ . Oeuvre Yahne Le Toumelin
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