Au terme d’un long voyage, peut-être n’irai-je plus vers cette porte que nous con­nais­sons tous deux si bien, je n’entre­rai plus dans cette cham­bre où le déses­poir et le désir d’en finir avec le déses­poir m’ont tant de fois attiré. A force d’être un homme inca­pa­ble de sur­mon­ter son igno­rance de lui-même et du des­tin, je pren­drai peut-être parti pour des êtres dif­fé­rents de celui que j’avais inventé.

A quoi leur ser­vi­rai-je ?


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PAUL ELUARD

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dune