lundi 12 mars 2012

D'UN BREVIAIRE

Ce soir j'ai refermé l'église où vivait seule dans les ténèbres, la flamme jaune d'un lumignon, devant la pierre froide où Dieu repose. Flamme fragile qui protège Dieu de toute cette ombre glacée. J'ai frissonné. J'éprouve encore dans ma main le poids froid de la grosse clef. La nuit est descendue complètement et je suis à présent bien enfermé dans mon vieux presbytère. J'ai fermé les contrevents. Et je ne sais pas ce qui m'a pris, à force de tant rêver devant les flammes mouvantes de mon feu de bois, je me suis mis à écrire dans ce... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 12 mars 2012

Actualité Monde RSS Syrie : 47 femmes et enfants "massacrés" par le régime à Homs

Les corps d'au moins 45 femmes et enfants ont été retrouvés lundi à Homs, où les forces du régime de Bachar Al-Assad et des opposants armés se livrent bataille depuis plusieurs semaines. Chacune des deux parties impute la responsabilité des massacres à l'autre. Sur des photos et des vidéos diffusées par le réseau des opposants au régime syrien, on peut voir des images insoutenables d'enfants à la tête ensanglantée, au visage mutilé, et des corps complètement carbonisés. Les Comités locaux de coordination, qui organisent les... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
lundi 12 mars 2012

LA VIE IMMEDIATE ...Extrait

 Au terme d’un long voyage, peut-être n’irai-je plus vers cette porte que nous con­nais­sons tous deux si bien, je n’entre­rai plus dans cette cham­bre où le déses­poir et le désir d’en finir avec le déses­poir m’ont tant de fois attiré. A force d’être un homme inca­pa­ble de sur­mon­ter son igno­rance de lui-même et du des­tin, je pren­drai peut-être parti pour des êtres dif­fé­rents de celui que j’avais inventé. A quoi leur ser­vi­rai-je ? . PAUL ELUARD .
Posté par emmila à 13:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
lundi 12 mars 2012

ORAGE

Et soudain l’orage berceau frémissant Exorcise notre arc-en-ciel exsangue Nous prophétise des paradis immédiats Berce notre jouissance mise en charpie Émiette les angoisses tissées sous la neige Et nous retourne des alchimies sans échardes Ce n’est pas la fin, me chuchote la tourmente C’est la route, l'itinéraire, vigile, origine La vie succombe sans nous Sans nous la mort exulte L’orage furtif nous efface soudain le désert Et nous chuchote la mer au téléphone, Nous délivre de l’instant excommunié Nous envoute, nous... [Lire la suite]