« Il y a un matin

où les grands ciels sont faits pour nous,

 

où les cailloux avancent avec nos marches,

 

où se disperse sans regret

ce qu’on ne saura jamais.

 

Rien

n’effraie plus les souffles qui respirent en passant.

 

Écoute :

les routes tremblent, même pour les chercheurs d’or,

nos défaites ont faim de nous

plus que nous le croyons,

mais sur ton cou, les colliers se changent un à un,

pour annoncer le jour qui vient, le jour qui  tourbillonne,

 

et ton rire lance sa première salve

en ouvrant grands les rideaux de survie. »

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DOMINIQUE SORRENTE

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