La cabane dans les arbres. Parfois la vie semble si lourde et nous sommes infiniment myopes. Peu voyants. Il faudrait pouvoir se retirer. Voir de plus haut nos petites vies. Parfois le marais. Parfois la rumeur. Et la solitude végétale des villes. Et la solitude minérale qui fait couler son encre au bout du fil. Alors oui parfois il faudrait pouvoir se retirer. Au-dessus des nuages. Dans les branches musiciennes du vent. Voir de plus haut le destin illisible. Et le prévisible dans la fragilité de l’argile. Alors oui ce soir nous allons nous retirer dans la cabane tout en haut de l’arbre. Le frère fidèle et déraisonnable. Et prendre son envol. Lui dont les racines sont amoureuses de la terre.

Infiniment.

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PATRICK CHEMIN

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Oeuvre Sigmar Polke