Il faut avoir connu ce monde pacifique – maintenant à cause des médicaments tranquillisants – des fous. Ces errants d’une impossible vie. Des êtres fixés dans la terreur intérieure, et qui ne parlaient plus. Qui marchaient comptant les pas qui leur restaient à parcourir avant que l’infirmier éteigne les lumières dans l’asile et que les monstres puissent naître sur les murs livides.
Et j’imagine que savoir absolument la vérité absolue c’est vivre (possédé) en fou.
Le privilège du poète c’est de choisir son au-delà.
Les asiles, où l’on guérit de la maladie de vouloir vivre.

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CHRISTIAN GABRIEL/LE GUEZ RICORD

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DEPARDON

Photographie Raymond Depardon

 

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