lundi 18 juin 2012

FEUILLES D'HERBES

"Le plus timide bourgeon est la preuve qu'il n'y a pas de mort réelle, Laquelle ne vint un jour que pour introduire la vie et non viser à son interruption finale, Mais bien pour, dès sa parution, s'effacer devant elle. Non! tout marche vers l'avant, tout s'en va vers le large, rien ne s'effondre" . . . . WALT WHITMAN . . .
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lundi 18 juin 2012

SS COLOMBIE - LA PESTILENCE DE LA CALE

D'aucuns, les mêmes qui refusent le mot nègre et qui banalisent l'esclavage au nom de la République trouveront outrancière cette référence à la cale négrière à propos du paquebot Colombie. C'est leur droit comme c'est le mien d'avoir toujours vécu comme une nouvelle transplantation la traversée sans retour - j'appelle retour un délai raisonnable qui n'oblige pas à une réappropriation de sa propre culture - que je fis, à l'âge de deux ans, à bord du bateau susnommé. L'Histoire créole est compliquée et je la vit à fleur de peau. Je prie... [Lire la suite]
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dimanche 17 juin 2012

LE SIGNE LE PLUS OBSCUR...Extrait

pendant que tu respires je m’entoure de créneaux et de pervenches d’enfance ingrate et de soieries de tout ce qui permet de te surprendre dans la rue basse où ton souffle se coupe   pendant que tu respires je m’entoure de précautions glissantes et de haies primesautières et d’amertume ensoleillée je m’entoure de tout ce qui simule la séparation et ne fait que simuler   pendant que tu respires je brouille tes prénoms possibles aux doigts vacants des cascades je te disperse de bon matin je dilapide ton bien... [Lire la suite]
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dimanche 17 juin 2012

LES JARDINS SANS ROSES

 Trop tard pour porter des seaux de larmes dans des jardins sans roses. Donner à la chose la main endolorie, saisir dans un sommeil clos des fleurs jamais écloses. Cueillir des choses inappropriées sur les chemins de nulle part, s’abandonner à un chagrin qui nous vient par hasard. Fredonner un air sous un Ciel labouré en vain où jaillissent éphémères des étoiles écarquillées. Rêver des morts, rêver dans l’écorce des couvertures, rêver ses remords en quadrature. Dans une lumière si forte que la disparition est une jeunesse atroce,... [Lire la suite]
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dimanche 17 juin 2012

LANGUE ETRANGERE...Extrait

« Il ne disait mot Il approchait solitaire d’un corps qui interrogeait Ignorant que le désir est une interrogation Dont la réponse n’existe pas, Une feuille dont la branche n’existe pas, Un monde dont le ciel n’existe pas.   L’angoisse se fraye un passage entre les os Remonte par les veines Et vient éclore dans la peau, Jaillissement de rêves faits chair Interrogeant à nouveau les nuages.   Un frôlement qui passe, Un regard fugace entre les ombres, Suffisent pour que le corps s’ouvre en deux Avide de... [Lire la suite]
dimanche 17 juin 2012

LES CANTOS...Extrait

Ce que tu aimes bien demeure Le reste est déchet Ce que tu aimes bien est ton véritable héritage Apprends du monde verdoyant quelle peut être ta place Dans l’échelle de la découverte ou de l’art vrai Rabaisse ta vanité (...) « Maîtrise-toi, alors les autres te supporteront »         Rabaisse ta vanité Tu es un chien battu sous la grêle, Une pie gonflée dans un soleil changeant, Moitié noire moitié blanche Et tu ne reconnais pas l’aile de la queue Rabaisse ta vanité    ... [Lire la suite]

samedi 16 juin 2012

AINSI PARLAIT ZARATHOUSTRA...Etrait

« Où cesse la solitude commence la place publique, et où commence la place publique commence aussi le bruit des grands comédiens et le bourdonnement des mouches venimeuses. »  . FRIEDRICH  NIETZSCHE .                                  
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samedi 16 juin 2012

A PRIX D'OMBRE

Loin des autres, il se trouble. La solitude l'effraie, elle lui apprend qu'un homme n'est jamais seul. Il se salit dans un duel sans adversaire dont la fatigue corrompt les traits qu'on lui voit. Sueur et souillures, il a le goût du mal qu'il fait et n'a même pas le mal dans le sang. On l'a rencontré nu-tête, couvert de sciures et de salives, il courait en hésitant, les yeux vides. Personne ne reconnaît les chemins où il s'est perdu. Il veut être partout à la fois comme pour y devancer quelque espérance. Vêtu à tâtons dans sa hâte de... [Lire la suite]
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samedi 16 juin 2012

CREPUSCULE D'AUTOMNE...Extrait

« Et ainsi quoi d’autre que de rester les bras pendants, le cœur entassé et ce goût de poussière que fut fleur ou chemin   Le vol dépasse l’aile. Sans humilité, savoir que ce qui reste a été gagné à l’ombre par œuvre de silence ; que la branche dans la main, que la larme obscure sont héritage, l’homme et son histoire, la lampe qui éclaire. » . . . JULIO CORTAZAR . . .