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Le massacre d’espace remarquable a été accompli pour accueillir un concert Pop Rock, mi-juillet, sur la commune de Petrusella.

 

Dans l’escalade du non-sens, un pas a été franchi cette semaine avec le nettoyage à blanc dans une zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique et d’un Espace remarquable, dans une forêt domaniale. Ce massacre a été accompli pour accueillir un concert Pop Rock mi-juillet sur la commune de Petrusella.
Pour les moins avertis de nos lecteurs, les Znieff sont des zones à forte valeur patrimoniale, protégées pour ce qu’elles représentent de source de biodiversité.
Sur l’arrière-plage d’Argent, là où aura lieu le rassemblement, le déboisement s’est accompagné du dessouchage et de l’arrachage de tout ce qui aurait pu ressembler à de la vie. Au bulldozer 1,5 hectare a ainsi été démaquisé pour faire place nette. Le festival durera trois jours du 13 au 15 juillet.

 

On regarde les photos incrédules…
Non ? Si !

Pour parfaire dans l’absurde : le festival s’affirme (pincez-vous) écolo. « Toute une panoplie de solutions seront mises en œuvre pour réduire au maximum l’impact environnemental de l’événement », affirment les organisateurs. « L’ambition est de faire un festival propre et de se donner les moyens d’y arriver ! », poursuivent-ils.
Pour propre c’est propre ! Il n’y a plus rien qui vive et après le passage des festivaliers il est à parier que même la biodiversité du sol n’aura pas été épargnée, écrasée par le piétinement et la surfréquentation.

 

Le massacre d’espace remarquable par des organisateurs qui « vendent » « une fête colorée où chacun […] pourra s’éclater de jour comme de nuit », laisse pantois. Pas tant cependant que la lecture de la liste des sponsors et partenaires.
Restez assis : le programme annonce des conférences du « directeur régional de l’Ademe région Corse, Antoine Jeanneret ».  L’établissement public est sensé participer à la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et du développement durable. Afin de leur permettre de progresser dans leur démarche environnementale (sic).
Quant à la commune de Pitrusedda, elle aussi partenaire du projet, on s’interroge sur son niveau d’analyse pour pratiquer ainsi une politique de terre brûlée afin de faire quelques sous en attirant des touristes.

Et cette question : pourquoi les services de l’État, le préfet, la Dreal (direction régionale à l’écologie, l’aménagement et logement) chargés de faire respecter les Znieff n’interviennent-ils pas ?
Pourquoi ni l’ONF, ni l’office de l’environnement ne « bougent-ils » pas ?

Rangez vos mouchoirs, il y aura des toilettes sèches et des consignes sur les verres en plastique.