« Le scribe sait qu’il s’égare, comme l’artiste qui fait le portrait d’un être aimé s’attarde obstinément sur des détails vestimentaires ou sur le paysage qui sert de fond à son tableau parce qu’il craint que ses pinceaux ne rendent la vérité de ce visage aimé. Il n’y aura aucune vérité, il n’y aura que cette crise de larmes dans son enfance, et, plusieurs années après, dans son adolescence, ces pleurs inattendus au moment de son départ. Ensuite, l’éloignement, la distance, le remords du silence, des lettres indéfiniment remises au lendemain, des élans retenus : les conséquences de ce que nous avons omis de faire sont les plus graves. »  

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Hector Bianciotti
 
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