N’être plus qu’un silence
caché
dans la voix
ou ici
parmi les traces
de la roue
être celui
qui retrouve un visage
pour lui donner
de l’eau.

Un peu de terre et de ciel
dans le regard
dans ce que je dois garder
à la lisière d’un mot

d’ici je le vois
de là où je travaille
sur un sol que je retourne
vers cette main
que je retrouve

mais rien ne sera dit
sans ta présence.

Je n’écris que dehors
une écriture    un pas
fluide

entre les orties parmi les chênes
les hêtres
la paume entaillée
ouverte comme un buisson
je reçois l’eau
la lumière

je ne suis que l’âtre
d’un visage.

.

 THIERRY METZ

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