dimanche 7 octobre 2012

DES AILES PAR PITIE

La vie comme une longue marche Menant à où? On ne sait où Grimper les six millions de marches Pour arriver au bord d´un trou Il faut marcher, il faut marcher En dépit de l´inéluctable Il faut marcher, il faut marcher Pour espérer trouver la vie aimable Des ailes, des ailes aux pieds Quand le sable s´enfonce Des ailes, des ailes au cœur Dans le jardin perdu, touffu de ronces Des ailes par pitié, des ailes par pitié! La vie comme une longue errance Comme un berger à son troupeau Cherchant pâture et transhumance Avec des loups, avec... [Lire la suite]
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dimanche 7 octobre 2012

ROBERTO JUARROZ

Un bourdonnement de fond témoigne de la présence des choses . Nous avons besoin de la parole et du vent pour le supporter .   Un bourdonnement de fond dénonce l'absence des choses . Nous devons inventer une autre mémoire pour ne pas devenir fous .   Un bourdonnement de fond annonce qu'il n'y a rien qui ne puisse exister . Nous avons besoin d'un silence doublé de silence pour admettre que tout existe .   Un bourdonnement de fond souligne le froid et la mort . Nous avons besoin de la somme de tous les... [Lire la suite]
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dimanche 7 octobre 2012

JEAN ROUSSELOT

Nourrie de la faim qu'on a d'elle, la poésie s'occupe à calibrer les mondes avant le passage du grossiste. Mangés ou non par va savoir quelle galaxie, tous finiront dans le cloaque universel de l'avenir, dit-elle aux arbres qui égrènent sans y penser le comboloy des saisons. Le vôtre aussi et vous avec, comme tous autres majuscules et minuscules, microbes et leucocytes qui perpétuent encore cet ici. Moi seule ai quelque chance de durer tant que l'écho d'un écho répètera mon nom, ne serait-ce que pour personne. . JEAN... [Lire la suite]
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dimanche 7 octobre 2012

LIGNES....Extrait

La ligne unique qu'il suffit De tracer chaque jour Pour rester digne du peu de langage Que l'on est capable d'être Protègera-t-elle ou non En ce si tardif aujourd'hui La bonté l'amour et autres Passagers clandestins qu'il te faut bien nourrir Tandis qu'au couteau tu tailles Le bout de ta route en toi   C'est à peine si tu discernes Le sens de tes mots Tant ça hurle et saigne Jusqu'à changer toutes les emblavures De la terre et du ciel En horde de coquelicots .     Cette autre ligne autant l'écrire ... [Lire la suite]
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