mercredi 10 octobre 2012

DERRIERE LE DOS DE DIEU...Extrait

« Nous n’avons que cette musique – multitude blessante et joyeuse pour toucher le feu qui nous habite. » « Essaye essaye encore d’aimer vraiment d’aimer assez et qu’est-ce que comprendre même un peu sinon accueillir dans son corps et dans sa pensée un commencement d’amour qui ne t’a jamais manqué   seuls la main et le regard seule la pensée qui voit et qui sent peuvent commencer un jour à sentir, à voir, à penser ce qui... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mercredi 10 octobre 2012

L'ENCRE SERAIT L'OMBRE...Extrait

Je parle pour cette ombre qui s’éloigne à la fin du jour ou n’est-ce pas plutôt elle qui chante en s’éloignant, son pas qui parce qu’il l’emporte dans les champs parle avec toute la douceur de la distance ?   Quel est cet air plus mélodieux que l’air, sinon la déchirure même et la distance de la terre qui murmure amoureusement, sinon les heures qui de passer font une suite de paroles ?   Qui disparaît ne pleure point, mais chante. Les arbres,... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mercredi 10 octobre 2012

FERNANDO PESSOA

 Je ne veux point me souvenir ni me connaître. Nous sommes en trop quand nous voyons en qui nous sommes.             Ignorer que nous vivons           Remplit assez notre vie.   Tout autant que nous vivons, vit l'heure en laquelle Nous vivons, et qui meurt, de la même façon,           Quand elle passe avec nous           Qui... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mercredi 10 octobre 2012

IL NEIGE DANS LA NUIT...Extrait

Cela fait cent ans que je n’ai pas vu ton visage que je n’ai pas passé mon bras               autour de ta taille que je ne vois plus mon visage dans tes yeux cela fait cent ans que je ne pose plus de question                à la lumière de ton esprit que je n’ai pas touché à la chaleur de ton ventre.   Cela fait cent ans ... [Lire la suite]
mercredi 10 octobre 2012

FEMMES DE MES JOURS

Nous sommes en deçà du miroir dans un monde aux légendes éteintes A chaque seconde,  il faut inventer l'amour à nouveau sa morsure le désir   Nous sommes nées dans les villes dures La misère nous mène en guerre loin de l'arrondi du cœur et nous versons le sang des peines sur les cohortes des rêves   Femmes de mes jours des heures amères Dans notre héritage, tant de larmes et de bûchers ! Des cendres tombent sur nos traces et quand il pleut l'odeur rouillée du sang monte du terril des souffrances  ... [Lire la suite]
mercredi 10 octobre 2012

CAMPESINO DE ESPANA

Traspasada por junio, por España y la sangre, se levanta mi lengua con clamor a llamarte. Campesino que mueres, campesino que yaces en la tierra que siente no tragar alemanes, no morder italianos: español que te abates con la nuca marcada por un yugo infamante, que traicionas al pueblo defensor de los panes: campesino, despierta, español, que no es tarde. Calabozos y hierros, calabozos y cárceles, desventuras, presidios, atropellos y hambres, eso estás defendiendo, no otra cosa más grande. Perdición de tus hijos,... [Lire la suite]
mercredi 10 octobre 2012

LE VENT PARMI LES ROSEAUX...Extrait

Si j’avais les voiles brodés du ciel, Ouvrés de lumière d’or et d’argent, Les voiles bleus et pâles et sombres De la nuit, de la lumière, de la pénombre, Je les déroulerais sous tes pas. Mais moi qui suis pauvre et n’ai que mes rêves, Sous tes pas je les ai déroulés. Marche doucement, car tu marches sur mes rêves. . WILLIAM BUTLER YEATS .