dimanche 14 octobre 2012

LETTRE A FEDERICO GARCIA LORCA

 Certains soirs de poignante nostalgie quand les clous de l'exil s'enfoncent dans mes paumes quand le vin saccage mes membres j'entame avec toi une conversation au bord de l'aile et de l'abîme   j'entends ta voix de plomb j'écoute ta voix de patio andalou j'entends ta douleur murmurer j'écoute ta fureur de vie galoper entre les oliviers verts   Certains soirs d'abandon glacé je pose ma tête sur ton épaule toujours en flamme Ô Federico et je m'abandonne.Et je réclame tes paumes de miel sur la plaie. Pour moi... [Lire la suite]
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dimanche 14 octobre 2012

A LA LISIERE DU TEMPS

Quand on marche le soir à la lisière du temps il monte soudain une bouffée d'enfance les cris d'hirondelles folles d'un préau d'école ou le silence de la barque sur la rivière à la tombée du jour quand le soleil rase l'eau qui moucheronne ou bien la sonnette (deux fois) de l'épicerie-mercerie où on achète après l'école les rouleaux de réglisse zan qui barbouillent de noir et font les doigts collants   On tend l'oreille le long du voile de la brume Quelqu'un parle à voix basse sans qu'on puisse reconnaître la voix et... [Lire la suite]
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dimanche 14 octobre 2012

DANSE SUR LE TERRITOIRE...Extrait II

Ce qui est empêché chaque jour de notre dimension d’homme s’enfouit en douceur dans la mémoire de notre être demeure là – patient jusqu'à constituer le terreau par où la terreur changera de camp et s’épanouira en pommier en fleurs . GWEN GARNIER DUGUY . Oeuvre Yann Lesacher http://yal.over-blog.com/article-29479846.html    
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dimanche 14 octobre 2012

DANSE SUR LE TERRITOIRE...Extrait

Tu as le paradis sur le bout de la langue L'écorce des jardins délicieux pour paume de la main et la nuit qui sarcle ton coeur y fait planer d'un souffle doux les eaux ferventes où tout est oint . . . GWEN GARNIER DUGUY . . .   Oeuvre Abbas Moayeri    
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dimanche 14 octobre 2012

LES BOHEMIENS DE LA TERRE

Sans feu ni lieu Ils errent depuis tant de siècles Que leurs membres Ne peuvent même plus ramer le soleil   Parfois ils consentent à se souvenir Du visage d'une femme Brûlant au coeur de l'orage : La foudre est sa destinée.   Légataires des fleurs et des oiseaux  L'amour mène l'aventure Dans leur poitrine sourde, Leurs mains sont promues à des odyssées exaltantes. . ANDRE LAUDE .   Gitanes du Rajasthan    
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dimanche 14 octobre 2012

J'INVITERAI L'ENFANCE

J'inviterai l'enfance à s'attarder le temps qu'il faut , qu'elle empoche des images pour les soirées d'hiver, pour les longues longues heures de l'adulte qui n'en finit pas de pousser sur l'ennui. Deux clairons dans les bagages un air de flûte une botte de légumes, du vin le sourire de quelqu'un mort une trace qui mène à l'île perdue un anneau d'or, un masque drôle. Quand absent est l'amour et que tes frères sont morts, quand présent est le vide et que la nuit demeure, les rêves sont bien nécessaires. Et les enfants... [Lire la suite]
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dimanche 14 octobre 2012

AURELIEN, BERENICE ET SON GOÛT DE L'ABSOLU...Extrait

« ...le goût de l’absolu... »« …Pourtant, si divers que soient les déguisements du mal, il peut se dépister à un symptôme commun à toutes les formes, fût-ce aux plus alternantes. Ce symptôme est une incapacité totale pour le sujet d'être heureux. Celui qui a le goût de l'absolu peut le savoir ou l'ignorer, être porté par lui à la tête des peuples, au front des armées, ou en être paralysé dans la vie ordinaire, et réduit à un négativisme de quartier ; celui qui a le goût de l'absolu peut être un innocent, un fou, un ambitieux ou un... [Lire la suite]
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