mardi 16 octobre 2012

DANSE DES MORTS...

Comme un crachat sur le soleil : la honte.         Vraiment j'ai mal au monde qui est autour de nous, au monde de ce temps, au monde de ces hommes, les bourreaux, les meurtris par tous les autres confondus, persécuteurs persécutés, confondus accusés d'une même folie, d'une même indécence. Souveraine et seule souveraine est l'horreur de la souffrance, de toutes les horreurs au fond la seule horreur. J'ai mal au monde, aux vastes terres d'Amérique, aux terres basses d'Angleterre, aux terres... [Lire la suite]
Posté par emmila à 22:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 16 octobre 2012

J'AI BRÛLE LE MIRAGE...Extrait

Mes yeux fatigués des jours Mes yeux fatigués sans jours Percerais-je les murs des jours Chercherais-je un autre jour Ici Ailleurs Où se trouve le jour différent ?   Terre, ô terre de pierre mère absente à mon amour, à mes colères en sept jours s'établit ta création de toi sont nés les vagues, les horizons, les plumes du chant mes sept jours ont maintenant le regard d'une plaie et d'un corbeau   Pourquoi ces énigmes Je suis, comme toi, de terre et de vent L'aube, visage en flammes, vient et va Moi, je... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 16 octobre 2012

PROPOS SUR LA POESIE

Je suis de ceux qui accordent à la langue, dans la poésie, une importance extrême car la langue, sur le plan de la création, n'est pas seulement connaissance mais aussi état d'être. Je ne lis pas seulement dans la poésie d'un poète sa vision ou expérience, mais également son existence ou son état d'être. Oui, il y a une connaissance poétique particulière, une connaissance qui prend sa source dans la nature de sa langue. En effet, la poésie a une langue qui lui est propre, et la qualité de la connaissance est liée à la qualité de sa... [Lire la suite]
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mardi 16 octobre 2012

LA TOILE D'ARAIGNEE DE LA RUE

Aux jeux du contre-jour, suspendue en l'air on la découvre comme un sas de soie fine filtrant la joie de la rue.   Harpe de pure résonance qui chante au velours du vent, communiquant son enchantement à l'araignée qui s'y balance.   L'air du soir est léger, l'amour a le regard limpide. La toile d'araignée rend plus rare la paix qui s'écoule du grenier.   Et le soleil se posant sur les lacs éclot de sa métamorphose en joyau tout embrasé de feux d'orange et de rose. .   EDMOND BRAZES   . ... [Lire la suite]