Pour détruire un jour d'été

Le seul envol d'un oiseau

Vent froid au revers des plaines

Les hameaux de sang caillés

 

Notre coeur est nostalgie

Une terre à nos pas inconnue

Regret de ne plus habiter

Et nous n'y avons pas vécu

 

D'autres chemins jamais foulés

Celui-ci nous semble un otage

Le regret le désir mêlés

Espoir et deuil ont le même âge

 

La montée d'un aile au soir

Souligne le jour qui tombe

Quelle braise encore empêche

Le feu d'accepter la cendre ?

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MAX POL FOUCHET

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LASZLO NOVAK 2

Photographie Làszlo Novak