lundi 12 novembre 2012

UN ETRANGER, AVEC SOUS LE BRAS, UN LIVRE DE PETIT FORMAT...Extrait

Nomade ou marin, toujours, entre l’étranger et l’étranger, il y a – mer ou désert – un espace délinéé par le vertige auquel l’un et l’autre succombent.Voyage dans le voyage.Errance dans l’errance.L’homme est, d’abord, dans l’homme, comme le noyau dans le fruit, ou le grain de sel dans l’océan.Et, pourtant, il est le fruit. Et, pourtant, il est la mer. .   EDMOND JABES   .      
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lundi 12 novembre 2012

POEMES CHOISIS 1916-1980 EUGENIO MONTALE

Notre rencontre fut comme des retrouvailles après de longues années d'errance, en un clin d'oeil le rouet du Temps a dévidé pour nous un fil interminable. Sans surprise nous marchions côte à côte avec des paroles simples et des visages sans masque. Je songe aux temps passés : la tombée du jour, la lumière qui renaît m'étreignaient si fort que je ne savais avec qui partager ma dure richesse, et pourtant je sentais autour de moi le flux d'une puissance bienveillante, la surprise soudaine, entre quelque autre et moi, d'un franc... [Lire la suite]
lundi 12 novembre 2012

SOUS LE SIGNE DU CANCER

Ma petite fille qui m’a donné tant d’amour Tu pars, agrippée aux nuagesBien trop lourds, Tu dérives au fil du cancerLes vieux jours : tes adversaires !...Tu pars pour ton ultime voyage,Ma petite fille, ma petite mèreToi qui m’as donné tant de bonheurA présent, tu t’accroches avec rage,Il y a un nid de crabes qui te mangent le cœur !Ils ont sucé ton sang et rongé tes poumons Mais n’ont pas éteint la lumièreSur ton front !Ma petite fille de 40 kilos et 80 hiversTu es toujours jolie même battue par l’orageIl n’y a pas de mots pour dire... [Lire la suite]
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lundi 12 novembre 2012

LES MASQUES DECHIRES

Je ne suis plus qu'un peu de chair qui souffre et saigne.Je ne sais plus lutter, j'attends le dernier coup,Le coup de grâce et de pitié que le sort daigneAssener à ceux-là qui vont mourir debout. J'abdique tout. J'ai cru que la cause était belleEt mon être a donné un peu plus que sa part ;La mêlée était rude et mon amour rebelle,Ma force m'a trahie et je l'ai su trop tard. Je suis là, sans orgueil, sans rancœur et sans arme ;Mais l'espoir têtu reste en mon être sans foi,Même si je n'ai plus cette pudeur des larmesQui fait qu'on a... [Lire la suite]
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