Des ailes de pierre
Et des oiseaux de chair brisant ces formes sacrilèges
Pétrifiées sous le ciel en marche
Le ciel décoloré comme ta mémoire
Le ciel qui sait pleurer et rire comme tes yeux
Et l'espoir insensé montant en tourbillon
Comme ces oiseaux brisant le vol de leur désir
Et ma vie est suspendue dans le silence

De ces ailes de pierre immobiles
Déchiquetant ta face qui me reflète
L'espoir de pénétrer ta vie et de mourir
Comme ces oiseaux brisant le vol de leur désir.
 
.
.
 
JACQUES PREVEL
 
.
 .

OISEAU2