Soleil brûlant
                        vide de la pensée   
                        et d’un abandon désertique
                        vibrations criardes
                                                sur ce paysage de la pensée

La pensée
    ce feu pendu et qui rôde
    Et l’amour…
    est-ce l’amour cette pensée qui nous quitte en brûlant ?

(...)

Comment vivre ? Comment parler dans la dimension vive et retrouver en voisinage ce chœur vivant qui nous traverse par éclats ? Quelle mémoire, quelle parole nous séduit et nous cite dans le chant ? Tout ce qui fut écrit, tout ce qui fut dit dans cette langue, notre longue, résonne aujourd’hui en corps. Et notre mesure est cette disposition d’un corps de langue, d’une résurrection, d’un relèvement, d’un parfum, d’un chant, d’un tombeau vide (venez et voyez)…Tout ce qui nous entendons et qui fut et qui vient et passe par l’oreille ; et en nous-même tout ce qui se dit dans les livres. Comment ne pas aimer cette partition de la langue, ces variantes que nous éveillons et qui nous justifient en un plaisir toujours nouveau, une lumière tracée dans le temps ?

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MARCELIN PLEYNET

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MAISON22