C'est comme si aujourd’hui
Chaque mot que l'on croyait en vain écrit
Portait le poids d'une âme
Engageait un destin
Chaque mouvement de la main
Comme la pointe d'une lame
Dont on sent la blessure...

   J'aimerai retrouver le geste fier et sûr
D'un naïf écrivain qui fait parler les fleurs
Au mépris des charniers
Mais l'encre a le goût du sang séché
Et le mot effrayé, se terre apeuré...

Mi oiseau mi poète incapable de voler

 Toujours cette question qui vient me hanter

 A qui dois-je le chant qui jadis s'élevait

 A qui dois-je la plume qui le faisait sonner

 

L'ai je volée au ciel, de la robe d'un ange

 Qui m'a ainsi damné

 M'arrachera à la fange

 Qui me rendra mes ailes ?

  

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   FRANCIS PANIGADA

 

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Oeuvre Marc Chagall