Tour de l'île
ou des "géographies"
nous dérive
à flanc d'herbe rouge

Silence
entre nous et la lumière

l'horizon et
nos pas
aux grèves
en flottaison d'écorce
le flux si lointain
de la poussière

Sur la neige
passe le souffle
du feu

qu'agite
nul dissonance dans l'air

L'oiseau des roches qui nous incite
à arpenter
les lignes du vent

nos yeux s'enivrent
au bord du ciel
d'une route de nuages
aux falaises abruptes.

 

L'horizon

de toutes les blancheurs
qui sur la terre
gagnent avec les continents

qui viennent
jusqu'à ce lieu de lumière

totem

ou parfois lointain
sur les vitres des cargos
des mondes passent

roulent avec les pierres
si proches de l'île
du vent
d'un sentier
solaire envol
d'aurore
dans les roches

lenteur
panique
d'un ciel d'oiseaux

jaillit pour tendre
la baie
rouge

s'extraire
de l'aube
d'épave de bois
qu'affleure l'eau
qui monte par replis
dans la mémoire

.

 

BRUNO GENESTE

.

 

PETIT-CHEMIN-