vendredi 21 décembre 2012

LA BARQUE SILENCIEUSE...Extrait

 Qu’est-ce qu’une autre vie sinon une autre intrigue linguistique ?      Le large existe.        Écrire déchire la compulsion de répétition du passé dans l’âme.      À quoi sert d’écrire ? À ne pas vivre mort.        Le large a inventé une place partout sur cette terre. Ce sont les livres. La lecture est ce qui élargit.     PASCAL QUIGNARD     Oeuvre Odilon Redon
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vendredi 21 décembre 2012

RAYMOND FARINA

Ces parcelles de mondece délire tangibleces troublantes énigmesbruissant au fond des chosestous ces petits hasardscruels ou bienveillantsentrent dans tes desseins& deviennent ton monde Effacé sous ton frontl'Enfer qui ne seraitque ce frêle phantasmed'une vie que l'on passeà se rêver de sableà croire que tout passeque tout est dérisoire & tu deviens celuiqui sait que tout devientqui sait qu'est seulementce qui toujours revientque ne sera jamaisexpulsé de la Rouecelui qui sait cela Celui dont tout procède :le devenir des... [Lire la suite]
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vendredi 21 décembre 2012

SAMBELA...Extrait

Tu sais que ne viendra plus le dieu grec -foudre à la boutonnière & jasmin sur l'oreille- qui devait apporter sens & feu à ta vie Alors tu étudies la psychologie des cyclones leurs humeurs stochastiques Tu cherches à interpréter les oracles vernaculaires -ce parler-chanter insulaire- Tu n'oses plus demander au jardin de parfumer la misère aux oiseaux de cacher la guerre     RAYMOND FARINA      
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vendredi 21 décembre 2012

A LA LUMIERE DE L'HIVER...Extrait

« Écoute, écoute mieux, derrière tous les murs, à travers le vacarme croissant, qui est en toi, hors de toi, écoute… Et puise dans l’eau invisible où peut-être boivent encore d’invisibles bêtes après d’autres, depuis toujours, qui sont venues, silencieuses, blanches, lentes, au couchant (ayant été dès l’aube obéissantes au soleil sur le grand pré), laper cette lumière qui ne s’éteint pas la nuit mais seulement se couvre d’ombre, à peine, comme se couvrent les troupeaux d’un manteau de sommeil. »   PHILIPPE... [Lire la suite]
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vendredi 21 décembre 2012

DEUX FRAGMENTS D'ODES...Extrait

Viens, Nuit très ancienne et identique, Nuit Reine qui naquis détrônée, Nuit intérieurement égale au silence, Nuit semée d’étoiles pailletées au rapide éclat sous ton vêtement frangé d’infini. Viens, vaguement, viens, légèrement, viens toute seule, solennelle, les mains abandonnées contre ton flanc, viens et amène les monts lointains auprès des arbres proches, fonds dans un champ à toi tous les champs que je vois, de la montagne fais bloc avec ton corps, estompe toutes ses différences que de loin je distingue, toutes les routes qui... [Lire la suite]
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