Fragments de proses rêvant de souffle, vous êtes d'aimables petits morts sagement rangés sous votre chemise cartonnée. Je vous palpe, vous soupèse, vous dégraisse, vous maquille : toilette pour la morgue. Jamais le vent ne vous fera frémir. Et si la rage au coeur je vous malmène, aucune lettre pour me crever les yeux. Sans mots pourtant pas de salut. Le muet qui m'habite veut ma peau.

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FRANCOISE  ASCAL
 
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