De la soie de mon pays

Je tisse les linceuls

Al Moutanabbi* déclame ces vers :

O femme ! Qui a cousu  pour toi cette époque ?

De quel parfum sélectionnes-tu  les mots ?

Tu  dis ce que ne dit nulle femme

C’est comme si tu n’es pas

 De la terre de l’Euphrate

De la soie de mon pays

Je tisse les linceuls

Al Moutanabbi déclame  ces vers :

O femme de cette époque !

Comment t’offrirai-je  dorénavant le poème ?

Tu traverseras mes mesures métriques

Tu déclameras :

O Syrien enveloppé dans le linceul de la douleur

Dieu coudra pour toi l’habit du chagrin

Monte vers lui

Il comprendra peut-être

Le sens de cette douleur

.

 

*Al Moutanabbi : l’un des plus grands poètes arabes de tous les temps mort en 965 après J.-C.

.

 

FURAT ESBIR

.

 

 

ZUHAIR3

Oeuvre Zuhair Hassib