samedi 19 janvier 2013

L'EAU DES SONGES

Sempiternelle, l'onde, brisée puis recouvrée, éternel gazouillis, giclée jaillie d'une brisure dans la roche, faille entaillée laisse couler bouillonnements d'aurore. Une déchirure irruption de l'arbitraire un phare braqué dans l'œil. Hébétude balbutiante, des lambeaux de chair palpitante encore dans ton giron béant ; sucée rapide tout est en place. Nappe à carreaux rouges et blancs, feinte amidonnée de l'habitude, gommées les nacres et les coraux, désossés les songes, alambiqués les rêves d'horizons diaphanes, boursouflées les... [Lire la suite]
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samedi 19 janvier 2013

LE LINCEUL DE LA DOULEUR

De la soie de mon pays Je tisse les linceuls Al Moutanabbi* déclame ces vers : O femme ! Qui a cousu  pour toi cette époque ? De quel parfum sélectionnes-tu  les mots ? Tu  dis ce que ne dit nulle femme C’est comme si tu n’es pas  De la terre de l’Euphrate De la soie de mon pays Je tisse les linceuls Al Moutanabbi déclame  ces vers : O femme de cette époque ! Comment t’offrirai-je  dorénavant le poème ? Tu traverseras mes mesures métriques Tu... [Lire la suite]
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samedi 19 janvier 2013

FLAMENCO PURO...BULERIA

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samedi 19 janvier 2013

POESIE VERTICALE IV....Extrait

Personne ne commence où il veut mais où prend fin l'arrogance de cela que n'est personne. Nous commençons tous dans un coin sans personne et à ce coin finalement nous revenons croyant par erreur qu'il y a quelqu'un. Mais le centre de la joie d'être quelqu'un est la joie de ne l'être pas, l'exacte compréhensionde dessin de ce filet que nous tendons, dans le métier précis de pêcheurs que ne pêchent pas le poissonmais la perte du poisson,jusqu'à pêcher leur propre perte.   . ROBERTO JUARROZ   .  
samedi 19 janvier 2013

POESIE VERTICALE III....Extrait

L'autre qui porte mon noma commencé à me méconnaître.Il se réveille où je m'endors,double la conviction que j'ai de mon absence,occupe ma place comme si l'autre était moi,me copie dans les vitrines que je n'aime pas,creuse les cavités que j'élude,déplace les signes qui nous unissentet visite sans moi les autres versions de la nuit.Imitant son exemple,j'ai commencé à me méconnaître.Peut-être n'est-il d'autre manièrede commencer à nous connaître. .   ROBERTO JUARROZ   .   Oeuvre Egon Schiele
samedi 19 janvier 2013

POESIE VERTICALE XIV...Extrait

Ils étaient pour un autre monde Tout dialogue, rompu. Tout amour, rapiécé. Tout jeu, marqué. Toute beauté, tronquée. Comment sont-ils arrivés jusqu’ici ? Tout dialogue, verbe. Tout amour, sans pronoms. Tout jeu, sans règles Toute beauté, offrande. Il y a sans doute une faille dans l’administration de l’univers Des créatures erronées ? Des mondes égarés ? Des dieux irresponsables ? Ils étaient pour un autre monde   .   ROBERTO JUARROZ   .      
samedi 19 janvier 2013

TOUT N"EST PAS DIT

Croire que « tout a été dit » et que « l’on vient trop tard » est le fait d’un esprit sans force, ou que le monde ne surprend plus assez. Peu de choses, au contraire, ont été dites comme il le fallait, car la secrète vérité du monde est fuyante, et l’on peut ne jamais cesser de la poursuivre, l’approcher quelquefois, souvent de nouveau s’en éloigner. C’est pourquoi, il ne peut y avoir de répit à nos questions, d’arrêt dans nos recherches, c’est pourquoi nous ne devrions jamais connaître la mort intérieure, celle qui survient quand... [Lire la suite]