L'analogie est dans le regard, déjà.
Rousseurs d'une poire,
transparence d'un raisin.
L'œil les érotise.
Dans leur reflet tout se dessine,
le satin de la grappe,
le galbe de la croupe,
l'ambre du nu,
des métaphores plein les yeux du désir
et, derrière le miroir,
le fruit charnu de la parole.

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MICHEL BAGLIN

 

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LES CHANTS 2

Photographie Jean Dieuzaide