On meurt de son enfance,
De ses boiseries,
De ses arbres aux muscles forts,
De sa terre qui bouge
Sous les pas des saisons,
Plus sûrement encore
Que de l'amour.

Mais on meurt d'un amour
Qui vient à la nuit tombée
Quand le soir a brodé son manteau
D'étoiles messagères
Que ses mains sont vêtues
Du cuir doux des rencontres
Que ses paroles ouvrent la salle
Où paraissent dormir
Ceux qui nous attendent.

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CLAUDE DE BURINE

 

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a Mains Nues 116a light - copie